Né dans l’effervescence culturelle du début des années 90, le Djély Théâtre est arrivé sous les projecteurs de l’émission Dimanche Passion de Barthélémy Inabo comme une cohorte excitée. Avec un chef de troupe ‘’effrayant’’ nommé Gbi de Fer qui allait partout avec son fusil en bandoulière. Très rapidement, grâce à leurs talents et au succès de leurs apparitions, dimanche après dimanche, les Ivoiriens vont s’habituer aux noms comme Gbazé Thérèse, Jimmy Danger, Gaston Jupon, Prince Bill, Akoss, Zongo et Ta…ta… Tao, un certain petit vieux Kôkôrê, pour ne citer ceux-là. On comprendra plus tard que le vieux fusil du chef Gbi n’a jamais été chargé (mais un fusil reste un fusil).

Ce succès va propulser ces comédiens chacun vers une carrière solo et dans des productions cinématographiques. Avec des fortunes diverses. 25 ans après, la bande s’est retrouvée samedi dernier, cette fois sur la scène du palais de la culture (salle Lougah-Djédjé). Certains ont pris du volume, le ventre quelque peu bedonnant. Mais ils ont pris de la bouteille et leurs talents se sont bonifiés. Et le public fidèle qui a assisté à ces retrouvailles peut en témoigner, lui qui a usé des paquets de mouchoirs en papier ce soir-là.

Manquaient à l’appel des noms comme Vieux Kôkôrê (qui a tiré sa révérence depuis 7 ans, le 1ér août 2012). Mais les autres ont assuré. ‘’ Tu m’as cherché, tu m’as trouvé’’, thème de ces retrouvailles, dans un décor de palais présidentiel, a été un moment de bonheur pour les spectateurs. A travers cette pièce, le Djély Théâtre a encore lancé (de belle manière) un message d’amour et de cohésion sociale, un appel à la paix, à un an de la prochaine élection présidentielle.

Barthélémy Inabo (à droite). Il a offert l’émission  »Dimanche Passion » comme un véritable tremplin pour de nombreux comédiens ivoiriens. (Photos : Sécrédou)

Laissez un commentaire