Si c’était une passe d’armes entre jeunes et anciens, on dirait que ça a été une réussite. Car les jeunes créateurs invités au défilé final d’Afrik Fashion Show tenu le 8 octobre dernier au palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire ont tous tenu leur rang. «Je pense qu’on a vu de belles choses. On peut affirmer qu’il y a eu un travail formidable qui a été fait derrière. Maintenant, il ne faut pas se limiter à la seule soirée de défilé d’Afrik Fashion Show.

La mode est une perpétuité. Chacun doit pouvoir reconvertir tout ce qu’il a présenté à cette soirée-là pour la clientèle. Ce qui lui permettra de vivre et de pérenniser son nom. Car les applaudissements dans la salle, c’est bien. Savoir en profiter après, c’est encore mieux». C’est le conseil de Pathé’O à tous ceux qui ont participé à Afrik Fashion Show 11, surtout aux jeunes. Ces derniers étaient les plus nombreux à cette édition du grand  fashion event international d’Avant-garde Production dirigée par Isabelle Anoh.  Depuis trois mois que les créateurs ont été saisis de leur participation à Afrik Fashion Show, chacun s’est mis au travail. Et la moisson présentée a été plus que satisfaisante. Du côté de la maison productrice de cet évènement, on pense avoir réussi le coup en ouvrant le grand défilé d’Afrik Fashion Show 2016 aux jeunes créateurs le samedi 8 octobre au palais des congrès du Sofitel Hôtel Ivoire. Ceux-ci n’ont pas fait dans la dentelle. En tout cas, les plus jeunes du groupe que sont Dieudonné Tra et Modeste Ba ont impressionné le public, en faisant une bonne entrée dans le cercle des créateurs confirmés qui font généralement le grand final d’Afrik Fashion Show.

A l’édition 11, Dieudonné Tra a séduit. L’impératrice, sa collection faite de pierreries, de strass et de perle, a eu un écho favorable auprès des invités. C’est une collection qui est réalisée à partir d’un ensemble de tenues nobles qui magnifie l’opulence chez la femme. La collection Ballerines signée Modeste Ba, a été montée dans une chorégraphie sous la forme du corps d’un balai autour duquel gravitaient de belles robes courtes à la finition impeccable. Il y a aussi Missano, la marque d’Isabelle Anoh elle-même.

Pour sa première sortie à Afrik Fashion Show, elle a confectionné des habits féminins qui se portent à plusieurs occasions. Sa collection s’appelle simplement Soir de soie et elle séduit.

A côté de ces jeunes signatures qui veulent déjà aller très loin, il faut ajouter leurs aînés comme Barros et Bathj Dioum qui ont inventé des vêtements majestueux destinés à la séduction masculine. Roger Bango, fort de son expérience de 10 années dans la couture, a surpris tout le monde en faisant défiler des vestes et panta-culottes pour adultes et gamins. Quant à Anderson D., Reda Fawaz, Emma Style, Grace Wallace et Habib Sangaré,  ils ont inventé la perfection au féminin avec leurs créations éblouissantes.

A ce jeu de tour de podium, on peut affirmer que les  jeunes ont pu tirer leur épingle du jeu et prouvé qu’il y a un bon fleuron de la mode africaine, notamment ivoirienne.

Cette édition d’Afrik Fashion a été vraiment empreinte de l’option jeunesse. Une bonne démonstration a été faite avec Nadia Druide qui  a fait monter le mercure avec ses créations enfantines portées par des bambins qui gambadaient sur le T. Il en a été de même pour Louise Turpin dont le clin d’œil aux tout-petits en ouverture de son passage a été bien apprécié. C’est Pathé’O qui a bouclé la boucle avec de magnifiques et majestueux vêtements tirés de sa collection Sahel Suite. C’est une collection hommes et dames faite de voile teinté et de Faso Dan Fani, avec un jeu de couleurs réussi. L’habillage musical de cette soirée de mode était l’affaire de Rocky Gold, TNT et Kerozen DJ. Carlos Hazel a signé la chorégraphie du défilé. Quand Syllama Design s’occupait des accessoires.

 

Par Omar Abdel Kader

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