Pendant plus d’un an, Andrew Jones a vécu sans cœur et sans le moindre pouls. Ce mannequin fitness et bodybuilder vivait avec, dans un sac à dos, un système de batterie qui faisait battre son organisme de façon artificielle. Espérant recevoir un jour une donation de cœur, il n’a jamais craqué. Au contraire, avec une foi extraordinaire et une volonté à toute épreuve, il s’est mis au-dessus de tout et s’est même rendu maître de sa situation. Gardant toujours le sourire, il disait : « je suis le plus beau zombie ».

En effet, pour un zombie, c’en était vraiment un. Vivre sans l’organe vital autonome, mais avec tout juste un appareil dans un sac pour faire battre son cœur, il était un spécimen rare. Notamment, à cause de ses activités sportives qu’il n’a pas arrêtées. Car avec son appareil dans son sac à dos, il a continué à faire ses entrainements et à parfaire son physique.

Tout est arrivé en 2012. Son calvaire commence un matin, alors que Andrew Jones faisait son footing comme d’habitude. Soudain, il se sent faible. Il va à l’hôpital et les médecins diagnostiquent une myocardite virale. C’est une maladie qui cause une inflammation du muscle permettant au cœur de se contracter et de pomper le sang. Elle entraine généralement une insuffisance cardiaque. Et quand le cœur ne peut plus battre de façon régulière, la mort s’en suit. « J’ai constaté que je ne pouvais pas respirer aussi bien que je devrais. J’ai vu un cardiologue et j’ai commencé à prendre deux comprimés par jour », dit-il.

Depuis ce jour, Jones suivra des soins réguliers et trois interventions chirurgicales au niveau du cœur. Mais en 2015, les choses se compliquent. L’insuffisance cardiaque congestive avait atteint la phase terminale. Andrew commence à étouffer parce que le sang ne circule plus correctement et son organisme ne reçoit pas l’oxygène nécessaire. « L’essoufflement a évolué vers une insuffisance cardiaque. Je ne pouvais pas voir mes amis, je ne pouvais même pas m’habiller parce que j’étais si faible. »

Tout ça arrive au moment même où il vient d’avoir son premier job à plein temps. Ce jour-là était le premier jour de travail pour lui. Alors, il appelle son employeur et l’informe. Pendant ce temps, il espère recevoir un don de cœur. Malheureusement, il n’y en a pas de disponible. Finalement, il est admis aux soins intensifs où il reste en hospitalisation pendant quatre mois. Dans l’attente d’une transplantation. « Pendant ce temps, j’ai reçu une lettre de licenciement de mon employeur », se souvient-il.

   

Heureusement, une équipe de scientifiques, qui avait mis au point un système pour faire battre le cœur artificiellement propose de lui faire l’implantation de la pompe cardiaque. Grâce à cet appareil, il sera maintenu en vie. « Pendant un an et un mois, je vivais grâce à une machine ». Et également grâce à son courage. Car pendant cette période, il continue d’aller en salle de gym pour faire du sport. Gardant la foi et avec le sourire toujours aux lèvres. « Je travaillais tous les jours, ce qui signifiait que je devais me changer, me nettoyer tous les jours. C’est un processus fastidieux. Je devais porter un masque, des gants, un filet à cheveux. Et il fallait tout étaler sur mon lit. Ma chambre ressemblait à une salle d’opération chirurgicale », raconte-t-il.

Et puis, un jour de l’année 2016, miracle ! Ce jour-là, « j’ai reçu un appel téléphonique pour une transplantation cardiaque ». On venait de trouver un donneur. Depuis, l’opération a été un succès. Et Andrew Jones vit à nouveau comme avant. Il poursuit ses activités sportives, le bodybuilding, cette passion qui l’a aidé à vaincre la maladie.

« Aujourd’hui, je regarde en arrière et je suis reconnaissant d’avoir toujours pu aller au gymnase. Maintenant, je soulève les poids sans ficelles, ni cordons ». A tous ceux qui souffrent d’un mal, Jones a un message. « Il y a beaucoup plus dans mon histoire, mais le message que je veux que vous en tiriez est que la guérison est pour tout le monde. Cela signifie que votre guérison dépend d’abord de vous. VOUS devez toujours compter sur VOUS pour gagner VOTRE combat ».

R. Jordan

 

 

Andrew Jones avant et après la transplantation cardiaque.

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