Né le 1ér juillet 1990, Ariel Jean Arthur Sré fête ses 29 ans ce lundi. Alors qu’il est en tournée actuellement en Europe, Top Visages revient sur le parcours de ce jeune musicien talentueux.

Difficile de parler d’Ariel Sheney sans évoquer Dj Arafat. Et pourtant, même s’ils ont des liens de parenté, chacun a fait son chemin dans la musique avant que les deux hommes n’ouvrent la belle parenthèse de leur collaboration. Mais la parenthèse s’est refermée. Brutalement. Et « l’enfant d’Abobo » fait désormais cavalier seul. Mieux, celui qu’on disait incapable de réussir loin de la ‘’Yôrôgang’’, caracole en tête des hits du couper-décaler depuis la sortie de la belle ‘’Amina’’ le 11 avril dernier.

Depuis ses débuts à Abobo, Jean Ariel Sré a travaillé dur pour se faire une place au soleil. Mais il lui a fallu affronter les dures réalités du quotidien avant d’apercevoir les premiers rayons de soleil. Certes, sa chanson ‘’Dis-moi master’’ (2015) a rencontré la sympathie des mélomanes, mais c’est à partir de ‘’Ghetto’’ qu’il a laissé entrevoir ses immenses potentialités. Ce titre, c’était déjà sa manière de dire merci à ses potes de galère. « Au départ, j’ai fait cette chanson pour faire un big up à tous les gars du ghetto. Cette chanson résume ma vie », dit-il.

Puis, progressivement, le vin d’hier a commencé à se bonifier, au point où le Chenet (pardon, Sheney) est devenu Champagne. Après ‘’Sympa’’, et surtout depuis ‘’Amina’’, il n’arrête plus de pétiller. Et, pour la première fois dans l’histoire du couper-décaler, le dernier single d’Ariel Sheney (Amina) a battu les records avec 1 millions de vues (sur Youtube) en quatre jours. Avant de faire plus 12 millions de vues deux mois et deux semaines plus tard.

Le secret de cet artiste, c’est certainement son talent, mais aussi son humilité. Et surtout cette volonté affichée de sortir le couper-décaler (à commencer par le sien) de cette espèce de tintamarre, ces volées de ‘’rouskaskass’’ haut débit que certains appellent du bruit. Toutes choses qui font qu’on ne retient pas grand’ chose des chansons. Du coup, en l’absence de mélodies et de refrains qui restent dans la mémoire, on oublie vite les chansons. «Le problème du couper-décaler, c’est que les sons ne durent pas, ils passent vite », dit Ariel, qui veut inscrire son couper-décaler dans la durée. En faisant des chansons qui résistent au temps. On espère que le temps lui donnera raison. Une chose est sûre, le garçon est déterminé. « Pour moi, il s’agit d’arriver à faire danser toutes les générations. Faire des sons qui vont réunir tout le monde.»

M. Jésus

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