La poésie orale a sa fête. Celle où chantent et dansent les mots, où la poésie n’est pas une nature morte, mais bien une part vivante de la nature ; nue, crue, mais éloquente et lumineuse. En Côte d’Ivoire, cette fête s’appelle ‘’Babi Slam’’. Et l’édition 2019 du Festival international du Slam d’Abidjan se déroulera dans moins de deux semaines. Du 10 au 14 avril, cet événement, tribune d’expression du verbe et des mots s’installe au Goethe Institut, à l’Institut Français et au Stade de Gonzagueville à Port-Bouët autour du thème central ‘’Apatridie en Afrique, mythe ou réalité’’. 11 pays invités viendront sur les bords de la

 

lagune ébrié pour célébrer la poésie orale. Ce sont le Burkina Faso, le Togo, le Mali, la Guinée-Conakry, le Bénin, le Ghana, le Tchad, l’Afrique du Sud, la Martinique, la France et l’Allemagne. Au menu, une compétition inter-écoles de slam, une conférence-débat sur le thème du festival, des ateliers et des shows inédits. Le Goethe Institut à Cocody accueillera le grand oral d’ouverture le vendredi 12 avril. La grande nuit du slam installera ses quartiers le samedi 13 avril à l’institut français. Enfin, Babi Slam 3 clôturera son programme sur une scène populaire, celle du stade de Gonzagueville, le 14 avril.

Derrière son projet culturel, artistique et éducatif, le Festival International de Slam d’Abidjan initié par le collectif ‘’Au Nom du Slam’’, ambitionne de faire du slam une discipline aussi populaire que le football. Il se tient chaque année dans le mois d’avril dans la capitale économique ivoirienne. C’est une fête de tous les pratiquants et sympathisants du slam en Côte d’Ivoire. A travers son ouverture à de nombreux pays, les initiateurs inscrivent leur cérémonie dans la droite ligne des valeurs prônées par le slam : le partage, la cohésion, l’ouverture, la tolérance… A côté du thème central, chaque édition est une occasion unique pour éduquer et sensibiliser sur des fléaux d’actualité.

O. A. K et R. J

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