Le Burida s’apprête à aller aux élections ce mercredi alors que de nombreux problèmes restent en suspens et qu’une partie des artistes proteste vivement contre cette procédure qui exclut la plupart d’entre eux.

Alors qu’on attendait que soient résolus les problèmes qui avaient amené le ministre de culture et de la Francophonie, Maurice Bandama, à suspendre la DG (Mme Irène Viéra) et le PCA (Séry Sylvain), on est surpris de savoir que de nouvelles élections sont déjà organisées dès ce mercredi 21 août pour renouveler les organes statutaires du Burida. Sans avoir mis les choses à plat, sans avoir fait le moindre ménage, on s’apprête à reconstruire sur le désordre sur toutes les irrégularités qui avaient nécessité un audit. Et, alors que la suspension des deux dirigeants avaient fait l’objet d’un battage médiatique, le ministre a réintégré Séry Sylvain dans son poste de PCA sans faire de bruit. Et c’est donc en tant que PCA que ce dernier organise les élections aux quelles il est lui-même candidat. C’est à croire finalement qu’on se complait à voir se répéter les palabres au Bureau ivoirien des droits d’auteurs.

Suspendu en même temps que Mme Viera, Séry Sylvain (à l’extrême gauche) a été réintégré par le ministre.

Et pourtant, il y a environ un mois, le 17 juillet dernier, pour expliquer la suspension de Mme Viéra et Séry Sylvain, le ministre avait rassuré tout le monde en disant qu’il avait pris cette décision en accord avec le gouvernement « en raison des tensions persistantes au BURIDA qui mettent en péril la vie de la société, et suite à l’audit commandité par l’Inspection générale d’Etat, qui mettent en évidence de nombreuses faiblesses dans la gouvernance de la maison (Burida : ndlr) D’où vient donc cette précipitation dans le renouvellement des instances du Burida alors que les « tensions persistantes » et les « nombreuses faiblesses dans la gouvernance » de cette maison n’ont pas encore eu un début de solution ? Que cache cette opération précipitée ?

R. Jordan

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