Les Comores se sont qualifiés pour leur première Coupe d’Afrique des nations après le nul (0-0) jeudi face au Togo. Ils n’avaient besoin que d’un point pour s’offrir leur tout premier ticket pour une CAN.

Et c’est une explosion de joie qui a envahi tout l’archipel jeudi soir au coup de sifflet final du match Comores-Togo (0-0). De Moroni (la capitale) à l’ensemble des quatre îles des Comores (Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), l’ambiance était indescriptible. Cette qualification de l’équipe de l’ancien gardien toulousain Ali Ahamada est un événement historique. Un grand moment de joie partagé par ce pays d’un million habitants.

Car pour cet archipel, situé dans l’océan indien, dans le canal du Mozambique entre le continent et Madagascar, c’est la première fois que l’équipe nationale – les ‘‘Cœlacanthes’’- va participer à la plus prestigieuse compétition africaine.

Pour en arriver là, il lui a fallu faire la preuve de ses progrès de ces dernières années en réalisant de bons résultats face à l’Égypte (0-0) et au Togo (1-0 et 0-0) puis contre de Kenyan (1-1 et 2-1). Avec une équipe composée essentiellement de joueurs évoluant en France, dans des clubs de Ligue 2, National, National 2 et National 3.

Quand on sait que les Comores étaient une colonie française jusqu’en 1975, on comprend donc aisément que la majorité de ses joueurs soient issus de la communauté comorienne de France. Et les joueurs sont heureux et fiers de défendre les couleurs de leur pays.


« C’est une grande fierté de jouer pour les Comores. Le soutien là-bas est incroyable, c’est un pays qui vit pour le football
, disent-ils. Dès qu’on atterrit dans le pays, c’est la folie. Le pays fait la fête et on réalise à quel point la sélection est importante pour le peuple comorien.»

Les Comores ne sont affiliés à la FIFA que depuis 2005. Mais avec le développement du football dans l’archipel ces dernières années, on peut imaginer que le pays réserve de bonnes surprises dans les compétitions à venir.

R. Jordan

Ali Ahamada, gardien de la sélection comorienne.

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