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Carmen Sama, le choc est violent

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C’est une belle histoire d’amour. Avec ‘‘Djarabi Nene Bena’’, Sidiki Diabaté chante l’histoire d’un homme qui exalte sa bien-aimée, une femme qui réjouit son cœur et le fait frémir de désir quand il la voit, quand elle le touche. Dans la vidéo de cette chanson, cet homme, c’est Sidiki lui-même. Et la femme, c’est Carmen Sama, la veuve de DJ Arafat.

Le grand ami du Daïshi et la mère de la chine dans un jeu amoureux avec des gestes de tendresse, de caresse… Il n’en fallait pas plus pour provoquer des étincelles sur la toile. Pourtant, ce n’est qu’un jeu (d’acteur), un simple rôle pour traduire le texte d’une chanson. Mais le problème ici, c’est qu’il s’agit de Carmen Sama. Et les fans d’Arafat ne comprennent pas (ils ne supportent pas) que la femme, qui reste pour eux l’image (vivante) du Daïshikan le roi, descende de son trône pour devenir une simple actrice de vidéo. Scènes inimaginables du vivant d’Arafat.

Mais la question qui se pose aujourd’hui est celle-ci : Carmen Sama se voit-elle toujours dans le rôle que les fans d’Arafat veulent la voir jouer en tant que reine en l’absence du roi ? Pas si sûr. Et pour comprendre un peu l’attitude de cette femme, il faut revenir quelques années en arrière.

Entrée presque sur la pointe des pieds dans la vie d’Arafat, elle a vécu dans la discrétion, dans l’ombre d’un homme tout-puissant qui était le Commandant Zabra, le Yôrôbô, Daïshikan président de la chine populaire. Elle n’avait pas le droit à la parole et on ne la voyait que quand le roi le voulait. Même s’il l’appelait « la lionne ».

Son arrivée dans le ‘‘palais’’ d’Arafat à Angré a mis de l’ordre dans la maison. Elle était là pour le soutenir moralement, comme après l’affaire du petit Naï et le mandat d’arrêt contre lui. Mais elle a dû encaisser parfois quelques coups. Ce qui l’a obligée un jour à rentrer chez sa mère abandonnant son bébé et le Yôrôbô. Même si ce dernier donnait l’impression que c’est lui qui l’avait chassée.

Carmen est une belle femme et il en était jaloux. Et il ne le lui cachait pas. Cependant, et paradoxalement, le rêve caché du Daïshi, c’était de former une très grande famille. Avec plusieurs femmes. « Je voudrais, un jour, m’asseoir chez moi, avec mes femmes, entouré de mes nombreux enfants », avait-il confié à un proche. En fait, il rêvait de faire comme le célèbre saxophoniste nigérian Fela Kuti qui avait plusieurs femmes dont 27 qu’il a épousées le même jour. En attendant d’avoir de nombreux enfants, plusieurs gosses du quartier venaient chez Arafat chaque jour. Et Carmen se chargeait de donner à manger à tous ces enfants.

Depuis la disparition du Yôrô, et face à l’évolution des choses, Carmen semble éprouver de plus en plus le besoin de se libérer. Restée longtemps muette, effacée derrière ce grand homme, elle est en train, à défaut de le crier, au moins d’exprimer ses envies. Mais voilà, c’est un choix qui a ses conséquences qui peuvent déstabiliser. Quand on a accepté de vivre avec une méga star et un symbole comme DJ Arafat, on s’oblige à faire des sacrifices. Sama le savait-elle ? Pas sûr non plus.

Surtout quand on voit toutes ses sorties et actes qui ont choqué les fans depuis quelque temps. Mais le constat est là.

Et Emma Lohoues a sans doute raison en affirmant que « Si Carmen avait compris qu’elle pouvait surfer sur le fait d’avoir été la femme de DJ Arafat, et que, même après sa disparition, elle avait décidé d’être en retrait et gérer les choses autrement, cela lui aurait été bénéfique dix fois plus qu’en étant exposée ». Mais chacun fait des choix qu’il doit ensuite assumer.

R. Jordan

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