Ils ont tout gâté. Ce qui était parti pour être des funérailles dignes d’un roi a été terni sur la fin par des Chinois, le peuple du roi Arafat, ceux-là même qui le vénéraient tant. Pendant 24 heures, ils s’étaient montrés d’un calme étonnant. Inhabituel. Depuis vendredi matin jusqu’au samedi, rien à signaler, tout s’est bien passé. Alors qu’on avait craint des débordements ou des casses, chinoises et chinoises ont exprimé sagement leurs émotions et leur attachement au Daïshikan. Ce qui leur a d’ailleurs valu des félicitations de la part des animateurs tout au long de la veillée.

 

Mais ça ne pouvait pas durer. Car dans l’heure de l’ultime adieu, quelque chose d’inimaginable s’est produit. Alors que la famille de DJ Arafat et les autorités présentes à l’inhumation se sont retirées, un ‘’détachement’’ de chinois est entrée en force au cimetière. Ils ont ressorti le cercueil du caveau et l’ont forcé, vandalisant tout sur la tombe : avec les couronnes de fleurs parties en morceaux. Devant un tel acte de profanation, personne ne trouve d’explication.

Mais les chinois, eux, avaient une explication qu’ils ont essayé de nous donner : « Nous, on voulait voir clair dans cette affaire », disent deux d’entre eux sur les lieux. En fait, les chinois semblent être venus à la veillée avec des idées, des présomptions sur ce que le corps de DJ Arafat n’irait pas au cimetière. « Depuis le stade, on a vu des choses bizarres. Il y avait plusieurs corbillards pour un seul corps. Pourquoi ? Et, à la sortie du stade, deux des véhicules ont pris une direction opposée. A partir de là, nous, on a compris qu’on nous cachait quelque chose. C’est pourquoi on a tout fait pour voir si le corps du Daïshi était réellement dans le cercueil enterré au cimetière », racontent-ils. Et d’ajouter : « Quand on a ouvert le cercueil, le corps qu’on a trouvé ne ressemblait pas à Arafat. On a cherché ses tatouages, on n’a pas vu.» Mais, contrairement à cette affirmation qui dit qu’il y avait plusieurs corbillards, au stade, nous n’en avons vu que deux seulement, dont l’un transportait les nombreuses couronnes et bouquets de fleurs.

Voilà comment ces jeunes gens, qui se réclament de la chine de DJ Arafat, un homme qu’ils ont porté au pinacle, le considérant (pourtant) comme un dieu ont profané sa tombe le jour même de son inhumation. Un acte difficile à comprendre et à admettre.

R. Jordan

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