Décédé le vendredi 22 mai, Mory Kanté a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Kipé, à Conakry. Avant cette dernière scène, le célèbre chanteur et musicien guinéen a eu droit à des hommages mérités pendant la levée de corps à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne.

En raison de la pandémie du covid-19, seulement 200 personnes (autorités, amies, parents, proches et fans) ont pu dire adieu à l’illustre disparu. A cause de cette même pandémie, il a été impossible à plusieurs enfants de l’artiste d’assister à ses obsèques. Comme, notamment, sa fille Manamba Kanté qui a adressé un message émouvant depuis la France à son défunt père.

« J’aimerais juste te serrer dans mes bras pour une dernière fois, comme tu aimais à le faire, papa. Mais Dieu en a décidé autrement. Vas en paix éternelle. Que Dieu te pardonne, qu’il te facilite cette première nuit et qu’il t’accorde le paradis. Amen. Je t’aime ma fierté !».

Chanteuse elle aussi, la fille du virtuose de la cora a soutenu que voir pour une dernière fois le corps de leur père allait faire plaisir à toute sa famille. « La dernière fois que je l’ai vu, c’était en janvier 2020, quand je venais en France pour accoucher. Si on pouvait le revoir, ça nous ferait plaisir. Sur 14 fils, il n’y a que trois qui sont en Guinée ainsi que sa seconde épouse. Son premier fils est au Mali, sa première épouse et nous autres sommes ici en France », a regretté Manamba Kanté.

La jeune artiste avait d’ailleurs adressé le lundi 25 mai une doléance aux autorités guinéennes pour reporter la date des funérailles et de l’inhumation de son père. Mais le pouvoir de Conakry n’a pas donné une suite favorable à sa demande, évoquant des contraintes sanitaires actuelles.

Mory Kanté, auteur du tube planétaire Yéké Yéké, s’est éteint le 22 mai dernier des suites d’une longue maladie, à l’hôpital sino-guinéen de Conakry. Cette grande figure de la World Music surnommé le « griot électrique » avait 70 ans. Il souffrait de maladies chroniques qu’il traitait régulièrement en France. Mais la pandémie de coronavirus ne lui a pas permis de respecter son rendez-vous médical à cause de la fermeture des frontières.

O. A. Kader

(Photos : ActuJeunes.com)

 

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