Le samedi dernier, 28 décembre, Gadji Céli a donné un merveilleux concert au Dock Haussmann de Paris. Un spectacle époustouflant devant une salle qui a refusé du monde. Le public a chanté et dansé au son des différents succès du King Saint Jo. Mais quelques jours après le concert, le chef de la sécurité de l’évènement vient de révéler une affaire de 3 400 euros (2 227 000 F cfa environ) qui l’opposerait à Gadji Céli.

C’est une affaire dont le chanteur aurait bien voulu se passer. Un grand événement, un grand show, une belle fête pour le public, mais une vraie galère pour l’organisation qui a souffert des nombreuses menaces et tortures morales. Mais si cette affaire laisse apparaître quelque légèreté de la part des organisateurs du concert de Gadji, elle montre surtout de graves manquements et des dérives dans la gestion de la salle de spectacle. Les organisateurs ont signé avec les gérants du Dock Haussman depuis le mois de mars 2019. Le même jour, ils ont déposé trois chèques dont le premier a été touché quelques temps après. Mais les deux derniers n’ont jamais été touchés. Pourquoi ? C’est un point obscur qui ne semble pas avoir été éclairci pour éviter un quelconque ennui. Les gérants, de leur côté, n’en ont apparemment pas fait cas. Et côté organisateurs, «On a estimé qu’il n’y avait aucun souci concernant les chèques ». Par ailleurs, la question de la sécurité, tout comme celle de la sono, ne semble pas non plus avoir été totalement réglée.

A la veille du concert, les organisateurs se sont retrouvés face une personne qui s’est présentée comme étant le responsable de la sécurité et qui leur exigeait de payer pour la sécurisation du spectacle, faute de quoi, ils n’auraient pas accès à la salle. Et même quand ils ont payé pour accéder à la salle, les menaces ont continué. « On a payé 6 000 euros pour la sono et ensuite 9 000 euros. Mais Marcus (le responsable de la sécurité : ndlr) a continué à réclamer de l’argent. Ils nous ont séquestrés en menaçant de ne pas nous libérer tant qu’on ne donnait pas l’argent », expliquent les organisateurs.

Selon Marcus Yapi, qui s’occupe de la sécurité au Dock Haussman, le cachet pour la sécurité de ce spectacle était de 4 900 euros (environ 3 209 500 F cfa). Comme cette somme n’était pas payée samedi soir au moment de l’ouverture de la salle, l’équipe de sécurité a tout bloqué. Pour sauver son concert, c’est Gadji Céli lui-même qui est intervenu pour que les portes soient ouvertes. Le chef de la sécurité explique : « Je me suis porté garant : j’ai réussi à convaincre mes gars pour qu’ils ouvrent les portes et que le spectacle se passe bien. Maintenant, mon équipe et moi, nous avons travaillé et on doit être payé. Ce n’est pas du racket ». Si Gadji Céli leur a remis 1 500 euros, Marcus exige le reste de ce qu’il considère comme un dû. Pour cela, ils ont accompagné Gadji jusqu’à chez lui. « Nous sommes allés avec Gadji jusqu’au bas de l’immeuble où il habite. Et il est revenu me remettre 1 500 euros (982 500 F cfa environ). Tout en donnant sa parole de payer le reste dans un bref délai. Parce qu’il avait déposé deux chèques de dépôt de garantie. Nous avons vu, la salle a refusé du monde. Certaines personnes n’ont pas pu entrer par manque de place. Donc Gadji Céli et Mi Jo, l’organisatrice, ne peuvent pas dire que le concert a été un fiasco. Il y avait près de 1 100 personnes dans la salle. L’entrée étant à 70 euros, on estime, qu’ils ont eu près de 70 mille euros », dit Marcus.

De son côté, Gadji affirme être déçu et choqué devant les agissements du Marcus Yapi. « Ils ont fait un blocus chez moi pour que je leur donne leur argent. J’ai remis 1 500 euros à Marcus sans même lui exiger une décharge parce que je lui ai fait confiance. Pendant le concert, ils ont coupé le son. Et cela a perturbé la soirée. Après le concert, je suis resté dans les loges avec eux pendant des heures avant de rentrer chez moi. Maintenant, s’il veut me salir, qu’il le fasse », dit-il visiblement dépité.

Quant à Marcus, il affirme vouloir trouver un accord à l’amiable. Dans le cas contraire, il se dit prêt à porter plainte devant la justice française. Affaire à suivre.

Charly Légende

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