Le moins qu’on puisse dire, c’est que les propriétaires de maquis, restaurants, bars et établissements de nuit n’en peuvent plus. «Nous avons plus que jamais besoin d’aide. Nous appelons l’Etat à se pencher véritablement sur notre secteur qui emploie énormément de jeunes et qui participe au bien-être psychologique de nos concitoyens ». 

C’est l’objet de la conférence de presse donnée le jeudi 7 mai à L’Acoustic, à Abidjan-Cocody par les patrons de bars et maquis de Côte d’Ivoire. Plus qu’un appel, c’est un cri de cœur que les propriétaires d’établissements de divertissement lancent aux autorités ivoiriennes.

Regroupés dans le Mouvement des opérateurs d’établissements de nuit (MOPEN) et de l’Union nationale des patrons de bars, maquis et restaurants (UNP), les gérants d’espaces de loisirs ont égrené un chapelet de difficultés depuis que l’Etat a décidé la fermeture de leurs ‘’entreprises’’ à cause de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus.

Ce sont, entre autres, leurs « employés qui vivent dans la précarité, des propriétaires des locaux que nous louons qui nous invitent à toujours payer leurs loyers malgré le manque de ressources, des stocks de boisson, de vivres et non-vivres qui sont avariés et l’insécurité dont sont victimes nos établissements avec de nombreux cambriolages enregistrés ça et là…», a relevé Solo SS du MOPEN et gérant de L’Acoustic.

Pour être clair, les responsables d’établissements de loisirs attendent leur part du gâteau dans le fonds d’aide aux entreprises et commerces que l’Etat de Côte d’Ivoire a annoncé dans le cadre de la riposte économique et sociale. « Depuis le début de la fermeture, nous avons payé des primes à notre personnel. Nous attendons aussi que l’Etat nous aide. Car c’est difficile pour nous et nos employés. Depuis l’aide annoncée, nous n’avons rien reçu de nos dirigeants. Nous souffrons et nos employés aussi », a martelé Magloire Affouchy de l’UNP.

Pour Solo SS, la rencontre avec les journalistes se résume en trois points essentiels à savoir : « Nous ne pouvons plus payer nos employés qui sont devenus des cas sociaux, nous voulons rassurer nos membres que nous sommes à leur écoute et enfin, nous demandons au gouvernement de réagir avec célérité face à notre situation ».

O. A. Kader

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