C’est l’information de la semaine qui a été éclipsée par la vague des manifestations à la suite du meurtre du Noir Américain George Floyd : l’OMS vient de faire volte-face dans l’affaire de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19.

L’Organisation Mondiale de la Santé revient sur sa décision de suspendre les essais cliniques sur la chloroquine et l’hydroxychloroquine. En effet, mercredi, lors d’une conférence de presse, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a déclaré que « Après analyse des données disponibles sur la mortalité, les membres du comité de sécurité et de suivi ont estimé qu’il n’y a aucune raison de modifier le protocole des essais cliniques

Pourtant, depuis le début de la pandémie du coronavirus et notamment après les annonces du Pr Didier Raoult sur l’efficacité de la chloroquine, l’OMS est montée au créneau pour émettre de sérieux doutes sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19.

Mais, face à la très forte pression médiatique qui était à la mesure du climat anxiogène et du drame planétaire, l’institution mondiale a assoupli sa position en ordonnant des essais cliniques. Mais, en coulisses, des études étaient menées pour prouver l’utilité de la chloroquine ou en démontrer le contraire.

Le 22 mai dernier, une étude, publiée dans la célèbre revue scientifique The Lancet, concluait que l’hydroxychloroquine n’est pas bénéfique aux malades du coronavirus. Selon cette étude, elle peut même être néfaste et causer la mort des patients. Dès lors, l’OMS a automatiquement suspendu les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Mais voilà, quelques jours seulement après, la revue scientifique The Lancet a elle-même remis en cause cette étude. Du coup, les auteurs de cette étude se sont rétractés. Estimant que Surgisphere, l’entreprise qui leur a fourni ces données, n’avait pas donné toutes les informations permettant un examen indépendant, ils ont déclaré qu’ils « ne peuvent plus se porter garants de la véracité des sources primaires de données ».

Voilà comment le mercredi 3 juin, l’Organisation mondiale de la santé a été amenée à déclarer la reprise des essais cliniques qu’elle avait suspendus. L’hydroxychloroquine est donc de retour. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que la bataille autour de la molécule est loin d’être terminée.

C. Simba

 

 

 

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