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Des révélations troublantes sur la bousculade au concert de Josey

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Un grand cafouillage a entaché le concert de Josey le 26 juin dernier au Palais de la culture. Depuis, de nombreux fans abusés ne cessent de manifester leur mécontentement à l’endroit de l’organisateur du spectacle de leur l’artiste. Car si certains ont pu assister au show au bout d’énormes efforts et de difficultés, en plus des intempéries, d’autres n’ont pas pu avoir accès à la salle. Sans oublier ceux qui ont été obligés de retourner chez eux avec leurs tickets sans avoir vu le concert. Ces derniers jours, cette affaire continue de faire grand bruit dans le milieu du show-biz. Que s’est réellement passé ? Top Visages Live a mené l’enquête.

Après le concert de Josey, qui s’est tenu le 26 juin dernier à la salle Anoumabo du Palais de la culture, le comité d’organisation et la direction du Palais du Culture se sont rejetés la faute. Les uns ont accusé les autres d’être à l’origine de ce cafouillage. Pendant ce temps, les fans en colère, continuent de grogner. Et ils ont raison de se plaindre. Les désagréments auxquels ils ont été confrontés le jour du spectacle étaient inadmissibles et se situaient à trois niveaux.

Premièrement, la méprise de l’intempérie. Les organisateurs ont prévu de produire le spectacle dans la salle de 4000 places sans tenir compte de la période de pluie. En fait, et c’est une erreur que font la plupart des organisateurs ici, ils ont sous-estimé un détail important : la salle Anoumabo n’est pas conçue pour accueillir les spectacles en temps de pluie. Et cela est clairement signalé, écrit noir sur blanc dans les documents du contrat au moment de louer la salle.

Dans les conditions de location de cette salle, l’article 10-1 le précise, comme le rappelle Koné Dodo, Dg du Palais de la culture : dans cet article, « le locataire est averti que la toiture de la salle Anoumabo ne protège ni les spectateurs ni la scène. En conséquence, elle ne peut être louée en saison de pluies, sauf sur demande expresse écrite du locataire et en connaissance de cause. »

De plus, le texte fait un autre avertissement en disant : « Toute location de cette salle est faite au risque et péril du locataire et en cas de survenance de la pluie ». Sur ce point, selon le DG du Palais, les organisateurs sont d’abord partis se concerter, puis ils sont revenus pour dire avec insistance qu’ils prenaient la salle. Cette légèreté aura pour conséquence le gros désagrément subi par les spectateurs et notamment la loge des VIP. Ces derniers n’ont pas pu assister au show parce que leurs places étaient totalement mouillées par la grosse pluie qui s’est abattue pendant le concert.

Deuxièmement, le nombre de tickets plus élevé que nombre de places disponibles. Et, quelques jours après le concert, on se demande encore pourquoi l’organisation a vendu plus de places que ne peut contenir la salle. Une maladresse relevée par Koné Dodo. « L’organisateur, Delor Inabo, m’a informé qu’il a imprimé 4100 tickets. Je lui ai dit de retirer 100 tickets… Mais à notre insu, ils ont produit 5000 tickets à Sipresc et 1000 cartons sans code barre vendus à 25.000 FCFA (Il nous les montre : ndlr). Ce n’est pas sérieux ! Ils n’ont même pas tenu compte de la sécurité du public. Le concert a été très mal organisé ».

Troisièmement, la gestion des entrées et des spectateurs. Quand on a vendu plus de tickets que de places disponibles, il devenait obligatoire de mettre en place un dispositif sécuritaire capable de canaliser le flux de personnes. Mais à l’évidence, cela n’a pas été le cas. Car, même si la police était sur place, la gestion du public n’a pas été faite de façon professionnelle. Bien sûr, « La sécurité étatique était composée de 175 policiers dont 125 CRS, 25 GMI, 25 URC, 50 gendarmes du camp commando de Koumassi et un détachement de sapeurs-pompiers », comme le révèle un agent de l’ordre.

Mais, malheureusement, les portes ont été ouvertes en retard. « Un manque de professionnalisme. Et puis, l’équipe chargée de contrôler les tickets était insuffisante et elle n’était pas préparée pour gérer une telle foule. Du coup, les agents de l’ordre ont été débordés », poursuit-il. « Les gens arrivaient par vague de 200 personnes avec des tickets fabriqués en Suisse et une fois au premier point de contrôle, on leur remettait les tickets de Sipresc. Au premier de contrôle, ces 200 personnes pouvaient rester 1 h de temps. Parce que la dame qui avait les tickets Sipresc était introuvable ».

Dans de telles conditions, impossible d’assurer la fluidité de l’entrée du public. Et comme entretemps, les menaces de l’orage étaient persistantes, la peur de la pluie a provoqué soudain un débordement. « Les spectateurs qui n’avaient pas encore eu accès à la cour du Palais de la culture ont forcé l’entrée ».

A l’intérieur, la salle Anoumabo était déjà remplie. Mais il y avait encore un monde fou dehors, dans la file d’attente. Les agents de l’ordre n’y comprenaient plus rien. « On se demandait : comment cela peut être possible ? C’est à ce moment-là, que nous apprenons que l’organisateur a fait imprimer plus de 5000 tickets. Les forces de l’ordre débordées, la gendarmerie a envoyé un renfort de 30 éléments. Ce qui faisait un effectif de 80 commandos. Ce sont eux qui ont réussi à maitriser le débordement à l’entrée de la salle et qui ont fait éviter la bousculade dans la salle ».

Dans ce désordre, plusieurs personnes, épuisées et ne trouvant pas la possibilité d’accéder au palais, ont dû retourner à la maison avec leurs tickets. Pendant ce temps, dans la salle, on voyait des enfants qui avaient des badges « presse » (!) « Pour ça, nous avons dû interpeller un animateur qui faisait entrer des gens avec les badges presse », fait remarquer l’agent de sécurité.

Dans le souci d’équilibrer l’information, nous avons tenté pendant plusieurs jours, d’obtenir la version de l’organisateur du concert, Delor Inabo. Mais toutes nos tentatives ont été vaines.

Charly Légende

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