Créer un cadre de concertation et de discussion pouvant aboutir à l’organisation d’une assemblée générale élective d’un nouveau président de la Fédération ivoirienne de boxe (FIB). Tel est en substance le vœu d’Anthony Rabet, président de Stella Boxing Club et président de la conférence des présidents de clubs (CPC) affiliée à la FIB. Vœu qu’il a exprimé le mercredi 15 mai à la salle de conférence du Ministère de l’Environnement et du Développement durable au cours d’un point de presse. Ancien secrétaire général de la FIB, M. Rabet n’est pas très content de l’état dans lequel baigne le noble art ivoirien, sans championnat ni compétition.

La situation d’inactivités dure plus d’un an, depuis le 26 décembre 2017 où le Général Gaoussou Soumahoro a été révoqué au cours d’une assemblée générale qu’il conteste. « …Au fond, il résulte que sur 28 clubs, 19 ont convoqué et pris part à cette assemblée générale : qu’ainsi le quorum étant atteint, il convient de débouter le demandeur (Le Général Gaoussou Soumahoro, NDLR) de sa demande d’annulation de l’assemblée générale pour ce motif…», a décidé en référé, Le tribunal de première instance d’Abidjan à la date du 15 mai 2018. « Constatant cette situation de léthargie de la boxe ivoirienne et voyant le Général Gaoussou se réclamer toujours président de fédération ivoirienne de boxe, nous avons rencontré M. Sossa, ancien président de la fédération ivoirienne de boxe, le comité national olympique (CNO) dirigé par le Général Lancina Palenfo, le Ministère des Sports et des Loisirs au temps du ministre François Amichia… pour régler le litige. Nous avons vraiment tapé à toutes les portes.

Mais aucune concertation, aucune rencontre n’a été décidée pour nous mettre ensemble pour trouver une solution amiable et apaisée à cette crise. On était découragé car personne ne voulait nous écouter. C’est dans cette tristesse qu’un jour, un huissier de justice nous a assigné en justice pour annulation de notre assemblée générale du 26 novembre 2017. Et demander la réouverture du compte bancaire de la FIB domicilié à la SIB. Compte fermé depuis le 2 décembre 2017. C’est suite à cette asphyxie financière que nous avons été assignés en justice. La justice a débouté le général Gaoussou Soumahoro de sa demande de la réouverture du compte bancaire et de l’annulation de l’assemblée générale. Nous disons donc qu’à partir de cette date, le Général Gaoussou Soumahoro n’est plus le président de la fédération ivoirienne de boxe. C’est pendant que nous attendons qu’il libère le poste que nous l’avons vu organiser une assemblée générale au sein du CNO.

Le Général Soumahoro fonctionne seulement avec une dizaine de clubs sur 40. Il n’y plus de championnat de boxe, plus de compétition de boxe, les salles de boxe sont désertées… C’est la banqueroute en plus de l’asphyxie financière… Cette situation ne peut plus perdurer », a sèchement déclaré le président de conférence des présidents de clubs (CPC) affiliée à la FIB au cours de sa rencontre avec la presse. M. le président de la CPC a terminé son réquisitoire en annonçant « la mise en place d’un comité ad’hoc, la demande de l’arbitrage du ministre des sports et du Général Lassina Palenfo, président du CNO pour qu’on aille à une élection apaisée et que plus jamais, il y ait des crises à la fédération ivoirienne de boxe. Mais dans tout état de cause, nous disons que le Général Gaoussou Soumahoro n’est plus président de la FIB ». Le camp du Général Gaoussou l’entendra-t-il de cette oreille ? Affaire à suivre…

O. A. Kader

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