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 Stéphie,

 

Je voudrais par cette correspondance te faire part de ma préoccupante situation. J’ai connu une jeune dame, fonctionnaire, avec qui, pendant trois ans, j’ai flirté. Il était question qu’on se mette en ménage, une fois ma situation matrimoniale réglée. Je souligne que j’étais en instance de divorce.

Son envie pressante d’avoir un enfant et/ou sa volonté de me voir officialiser (coutumièrement) notre relation malgré mon statut de ni célibataire ni marié (ma femme ayant quitté délibérément le domicile conjugal) ont tiédi un peu mes ardeurs. Je sortais d’une déception et je ne voulais me précipiter en prenant d’autres engagements, alors que j’étais encore lié à l’autre. J’ai donc décidé de mettre un bémol à la relation, le temps de régler ma situation et voir le degré de patience de ma dulcinée. Malheureusement, elle avait provoqué un rapport dans sa période de fécondité, alors que je lui avais demandé de prendre des dispositions. C’est au lendemain desdits rapports qu’elle m’a avoué n’avoir pris aucune précaution. Je lui ai alors conseillé la pilule du lendemain pour minimiser les risques, en lui donnant de l’argent, tout en lui signifiant mon mécontentement pour cette attitude. Depuis,  nos relations ont pris un coup de froid jusqu’à ce qu’elle m’appelle pour m’informer du fait que l’enfant qu’elle a eu entre-temps est de moi. Avec toutes les preuves à l’appui, des personnes ressources pouvant témoigner. Le problème est que la grossesse a été attribuée à un autre qui a déclaré l’enfant. Suis-je en droit d’entamer une procédure en reconnaissance de paternité ? Ou bien, en tant que femme, penses tu que prendre la mère pour récupérer mon enfant serait une des solutions? Que faire ? NB : Je tiens à préciser que si j’avais connu son état de grossesse, j’aurai assumé pleinement mes responsabilités.

Un fidèle lecteur

 

Cher lecteur,

 

Ton courrier me permet de relever quelque chose de très important. On commet souvent l’erreur de penser que c’est à la femme seule de se protéger, d’une façon ou d’une autre pour éviter une grossesse. Mais, c’est tout à fait désuet de penser ça. Dans un rapport sexuel, il y a deux personnes en action ! Et ces deux personnes ont autant de responsabilité l’une et l’autre en ce qui concerne tout ce qui peut arriver. Un homme doit connaître le cycle menstruel de sa partenaire, le temps que durent ses règles et quand est-elle est dans sa mauvaise période… Parce que si tu ignores ça, on peut à tout moment te coller des grossesses. Bon. Celle-là t’appartient, mais il peut arriver le contraire. La femme voulait un enfant, tu n’étais pas prêt. Elle a fait ce qu’elle pouvait pour être enceinte et après votre séparation, elle a donné cette grossesse à quelqu’un d’autre. Comme c’est elle-même qui t’a appelé pour te dire que ton enfant est avec elle, je pense aussi qu’elle a dû baliser les choses et qu’elle a déjà eu un entretien avec l’autre. Mais si ce n’était pas le cas, fais-lui la suggestion. Il est important de connaître la position de l’homme qui a reconnu l’enfant. Mais pour que les choses se fassent selon la loi, il est obligatoire de faire appel à un avocat. Car, si tu dois  faire un test de paternité pour avoir des preuves palpables, il faut qu’un juge l’ordonne et nomme un expert pour y procéder. Cela ne peut se faire en dehors d’un cadre juridique, car c’est une affaire assez sensible. Maintenant, tu veux prendre la mère pour avoir l’enfant, mais cela ne changera en rien le problème puisque l’enfant ne porte pas ton nom. Il y a ça à résoudre. Et puis, il faut que tu sois vraiment sûr d’aimer toujours la maman car si c’est juste par intérêt que tu veux la rapprocher de toi, tu risques de te créer d’autres soucis.

 

Stéphie Joyce

stephiejoyce@topvisages.net

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