On peut déjà dire que Fati est la nouvelle reine de l’afro-pop tant elle séduit son auditoire par sa voix et sa prestation scénique. L’Afro-Américaine en a fait la démonstration le 4 février dernier au cours d’un show case à l’espace Chill Out à la Riviera-Bonoumin à Abidjan.

Waouh ! Energique, excellente danseuse et bonne chanteuse ! L’Américaine Fati rassemble toutes ces qualités. A tel point qu’à la fin de sa prestation le 4 février dernier, au Chill Out à la Riviera-Bonoumin, toute l’assistance en redemandait. Pour arriver à ses fins, la jeune chanteuse fait surfer allègrement sa douce voix sur une belle musique cadencée. Le tout porté par une chorégraphie qui force l’admiration. Belle occupation scénique, pas de danse réglés comme dans une marche militaire. Pour son premier show case à Abidjan, Fati a convaincu. C’est une bête de scène et une belle promesse musicale.

Née Fatima Rauf, à Monrovia au Liberia, Fati, pour faire court, passe une partie de son enfance dans la capitale économique ivoirienne avant de suivre ses parents aux Etats-Unis. Au pays de l’Oncle Sam, son adolescence est bercée par les musiques de Michael Jackson, Lauryn Hill, Beyoncé et autres Babyface. Inscrite au Columbia College de Chicago, elle choisit le département de musique pour parfaire son art et assouvir sa passion. Avec une arrière-grand-mère chanteuse de jazz et une tante écrivaine, Fati ne pouvait échapper au monde de l’art. Quand elle décide de s’y mettre, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Après quelques essais musicaux réussis çà et là aux Etats-Unis, Fati veut tenter l’expérience du melting-pot. Le but recherché est de présenter quelque chose de différent de ce qu’elle entend tous les jours autour d’elle. C’est la raison qui l’amène en Afrique, notamment à Abidjan où elle a eu ses premiers contacts artistiques il y a quelques années. Elle est donc venue produire et enregistrer son premier single au bord de la lagune Ebrié. « C’est vrai qu’on a tout l’appareillage technique aux Etats-Unis, mais je suis à la recherche de notes originales africaines que je vais intégrer dans la musique. J’ai donc jugé nécessaire de venir à la source et d’enregistrer sur place », explique Fati. La chanson concoctée avec les ingrédients africains se nomme ‘’Love’’ et se place dans le registre afro-pop. C’est aussi l’amour de la mère-patrie, l’amour d’un brassage musical prometteur et l’amour de se démarquer de tous ses devanciers. Si tout se passe bien, le produit fini sera disponible en septembre prochain à Abidjan. Mais déjà, quand on écoute le travail à mi-chemin, on peut affirmer que Fati est un beau fleuron pour l’industrie musicale.

Avant Abidjan, le premier contact artistique professionnel de la jeune chanteuse avec le continent noir remonte à 2011 au cours d’une prestation du groupe Kool And The Gang au Kenya. Après, elle a fait un passage au Ghana.

Omar Abdel Kader

 

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