Accueil Cinéma Fespaco : une ouverture en son et lumière

Fespaco : une ouverture en son et lumière

235
0

Loin des salles obscures, c’est dans un stade municipal Issouf Joseph Konombo de Ouagadougou illuminé que Rock Marc Christian Kaboré, le Président du Faso a donné le clap d’ouverture de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) le samedi 23 février. Pour cet événement exceptionnel, la capitale du Burkina Faso a sorti le grand jeu. Un monde fou est donc venu assister à ce démarrage carnavalesque du jubilé d’or du cinéma africain. Cela fait exactement 50 ans (1969-2019) que le Fespaco s’est mis en route. L’édition 2019 marque donc à la fois la célébration des souvenirs de cette première moitié de siècle et une projection sur les années à avenir. Pour arriver à ce cinquantenaire, beaucoup de pellicules ont été utilisées avant le passage au numérique aujourd’hui. « Que de difficultés et de doutes, mais également que d’espoir et d’espérance » pour paraphraser le maire de Ouagadougou qui a prononcé samedi un discours de bienvenue. A la suite du premier magistrat du chef-lieu de la province du Kadiogo, de nombreux officiels ont pris la parole pour saluer les pionniers du 7è art africain, mais aussi souhaiter une bonne suite pour tous ceux qui prennent (ou prendront) le relai. Mais c’est le speech de la doyenne Salimata Salambéré, la toute première présidente du comité d’organisation du Fespaco en 1969 qui a ému plus d’un. Au nom des pionniers du Fespaco, elle a évoqué les difficultés du départ et a dit être heureuse d’être là 50 ans après. Mais ce qu’attendait impatiemment le grand public venu à la cérémonie d’ouverture, ce n’était pas les discours. Et il sera bien servi.

Samedi, il y avait beaucoup d’autres attractions comme l’entrée fracassante des amazones sur des chevaux. Une belle image qui remonte à l’histoire de la Princesse Yennega qui a donné son nom au Grand Prix Etalon d’Or du Fespaco. Les hommages rendus à deux illustres réalisateurs burkinabè disparus ont été très applaudis. Ce sont : Idrissa Ouédraogo et Missa Hebié. La cérémonie d’ouverture a aussi été enrichie par les images de la première édition du Fespaco en 1969 et de tous les Etalons d’Or qui ont été projetées sur écrans géants. A côté, il y avait également les tambours du Rwanda, pays invité d’honneur de la fête du cinquantenaire du 7è art africain. La musique n’a pas manqué au rendez-vous avec la prestation de nombreux artistes burkinabè comme Imilio Lechanceux ou Roger Wango. Et le grand coup d’éclat magique a été assuré par le groupe ivoirien Magic System. Mais avant d’arriver au spectacle musical en clôture de l’ouverture du 26è Fespaco, il y a eu un gigantesque feu d’artifices qui a ébloui tout le ciel de Ouaga.

O.  A. Kader, à Ouaga

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici