Ce n’était pas gagné d’avance, surtout à pareille période de l’année. Mais, pour un coup d’essai, Andréa Banty a réussi son pari. Le Festival Kanoukopleu a été une réussite, posant ainsi ses jalons pour devenir un grand rendez-vous.

C’est une invitation. Mais pas n’importe laquelle. En disant « Kanoukopleu ! » (Venez chez nous !), Andréa Banty avait en idée d’emmener les gens à venir connaître un peu plus Man et ses richesses culturelles. Man, la ville située dans une magnifique cuvette formée par les montagnes qui la ceinturent. Et derrière ce charme pittoresque, d’immenses trésors que cette jeune femme du Tonkpi a envie de partager avec le monde. Et ce n’est pas que ça.

Car en mettant au cœur de ce festival les actions sociales, elle a juste obéi à son cœur de femme Dan, traduisant ainsi des valeurs qui ont fondé ce peuple : l’amour, la solidarité, l’hospitalité… Sachant qu’il faut rendre son cadre vie agréable si on y invite des gens, elle a engagé l’opération ville propre. Puis, guidée par l’amour, elle a décidé, comme elle le dit, « de donner aux autres », à ceux qui en ont le plus besoin, les démunis. Ça a commencé (cette année) par les orphelins de la pouponnière de Zlanwopleu, dans la banlieue de Man. Et comme les meilleurs moments sont ceux qu’on partage, celui passé en compagnie de ces enfants orphelins a été un des plus émouvants de ce festival.

Mais organiser un tel événement à une période où petite et grande saisons de pluie n’ont plus de limites entre elles, il faut être bigrement courageux. C’est le risque que Miss Banty et Strat Event ont eu l’audace de prendre. Heureusement, la météo des 18 montagnes s’est montrée quelque peu clémente. Et avec le soutien du maire Aboubacar Fofana (très actif tout au long du festival) et du parrain Guei Danin Magloire, tout s’est très bien passé dans l’ensemble. Les touristes ont pu s’offrir une belle randonnée sur les hauteurs de la Dent de Man. De là, à plus de 800 mètres du sol, ils ont pu apprécier toute la beauté de la cuvette. Quant aux mélomanes, ils se sont bien amusés dès le premier soir avec le show de DJ Arsenal. Empêchés par la pluie samedi soir, ils se sont bien rattrapés le lendemain dimanche avec la danse traditionnelle et la musique moderne servie sur une magnifique scène par Keimpoké, Roseline Layo et le groupe Révolution.

Dans l’ensemble, on a assisté à un bon festival, un événement qui a montré une grande utilité pour la population en joignant le social à l’aspect festif. On peut dire merci et bravo à Miss Banty d’avoir réussi cet exploit.

M. Jésus

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