Avec un BTS en gestion commerciale et un diplôme en consulting en poche, le chemin de Christian Franck Gnamien était tout tracé, entre autres, dans la gestion, le contrôle de finance, le management stratégique. Mais, rattrapé par son destin, il abandonne tout ça pour se consacrer à la mode. «Pour moi, la mode, c’est une passion. J’avais envie de faire des robes, des vêtements. Je suis donc allé dans un atelier pour apprendre le B-A.ba de la couture ». Pour assouvir donc sa passion, il rejoint l’atelier de Désiré Anassou, à Marcory. C’est là qu’il fait son apprentissage du métier. «C’est un très bon couturier », précise ce jeune homme qui aime apprendre, comprendre, dompter. «Quand je commence quelque chose, je veux pouvoir le maitriser de fond en comble», assure-t-il. Et depuis toujours, il savait que La mode était présente quelque part en lui. «Ma première muse, c’est ma mère. Je l’ai toujours vue faire. C’est une fanatique de belles tenues et de chaussures. Maman a 400 paires d’escarpins chez elle en Allemagne », révèle Franck.

Depuis trois ans, le jeune couturier s’est installé à Marcory près des Cours Lamartine. Là, il confectionne des vêtements, notamment des robes de mariées. Son ambition est de créer à l’ivoirienne une sorte de ‘’Pronovias’’, la célèbre marque espagnole de tenues nuptiales. Franck en a la capacité. Car sa couture dégage des lignes pures et fluides qui moulent le corps de la femme. Il réalise pour son enseigne de prestigieux vêtements de mariage. De petites et grandes robes de mariées presque sur mesure décorent ainsi sa vitrine d’Abidjan-Marcory. «Je travaille en privilégiant la sobriété des lignes. Je mets très peu d’effets compliqués dans mes robes. La femme est déjà belle. Elle est magnifique. Je préfère lui apporter un plus plutôt que de recouvrir tout ce qu’il y a de beau chez elle », dit-il.

Les hommes ne sont pas en reste ici, car de temps en temps, Franck leur confectionne des smokings pour les grandes occasions. Il lui arrive aussi de monter des vêtements de tous les jours pour des personnalités qui en demandent. Il est très pointilleux et ne veut pas subir le diktat des matières. «Je n’ai jamais de contrainte sur le choix des tissus. Je me dis que la plus grande matière, c’est mon imagination. Je ne me renferme pas, mais je suis quand même fanatique de luxe. J’utilise ainsi beaucoup des matières et cristaux importés de Dubaï et des dentelles rares qu’on ne trouve pas à Abidjan », révèle le couturier.

Omar Abdel Kader

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