Franck Vléhi a reçu un trophée pour sa jeune carrière à la soirée des ‘’Celebrities Days’’ qui s’est déroulée le 24 février dernier en marge du Fespaco. Mais l’Ivoirien était présent à la fête du cinéma africain pour également présenter un film qu’il a produit. Tout juste entré dans le cinéma et déjà plusieurs casquettes. Explications.

 

. Bonjour Franck ! Tu étais au Fespaco, mais pas en tant qu’acteur. C’était plutôt au titre de producteur d’une série. Explique-nous ce nouveau virage de ta carrière ?

– Oui, c’est vrai. En fait, depuis 2017, je produis une série qui s’appelle ‘’Les coups de la vie’’, une histoire tirée de l’œuvre éponyme de la journaliste Anzata Ouattara. J’étais donc au Fespaco parce que la série a été sélectionnée en compétition officielle dans la catégorie Série-Télé. Il faut dire que j’ai toujours voulu cela car dès l’entame de ma carrière au cinéma, j’ai tout abandonné. Pour moi, il ne s’agissait pas seulement de rester acteur, mais il fallait progresser dans la chaîne des métiers du du 7è art. Aujourd’hui, je suis acteur-producteur et j’ai commencé à me former en réalisation.

. Ton premier film en tant que producteur a été sélectionné au Fespaco 2019, l’édition du cinquantenaire…

– Ça a été un honneur pour nous d’être au cinquantenaire et ça s’est bien passé. Au Fespaco, les gens sont affectueux, sympathiques. Il y a eu énormément de bons films.

. Pourquoi pour une première œuvre, tu as choisi une série. Et pourquoi ‘’Les coups de la vie’’ ?

– Je voulais d’abord une série qui parle aux femmes. Quand on arrive à parler aux femmes et qu’elles sont sensibilisées par le message, c’est toute la société qui est sensibilisée. Je lis moi-même les livres d’Anzata Ouattara. Et je me suis demandé pourquoi ne pas les traduire dans une série télé. Et c’est ce que j’ai fait. Je veux faire vivre ces belles histoires africaines. Elles sont de chez nous. Elles ne viennent pas d’ailleurs. C’est ce qui nous arrive et que nous comprenons. C’est propre à nous. Pourquoi ne pas mettre ces histoires qui sont propres à nous à l’écran. ‘’Les coups de la vie’’ ont été plusieurs fois Best-sellers. Cela veut dire que les gens aiment les histoires qu’ils racontent. Je n’ai fait que surfer sur la vague comme on le dit.

. Vous avez fini le tournage ?

– Non ! C’est toujours en cours.

. C’est quand la diffusion ?

– Ce sera diffusé d’ici la fin de l’année sur A+.

. Où as-tu eu les moyens pour faire cette production ?

– Le film est coproduit par A+.

. En peu de temps, tu t’es imposé comme l’un des meilleurs acteurs africains. Comment tout ça est arrivé ?

– C’est vous qui le dites et j’en suis flatté ! Quand on décide de tout plaquer pour une activité, il faut bien la faire. C’est un peu cela chez moi. Je ne suis jamais satisfait de mes prestations et je veux chaque fois creuser un peu plus pour pouvoir faire mieux. Chaque fois, je me bats pour susciter le plus d’émotion. En un mot, je veux donner plus de réalisme dans ce que je fais. Je me dis que c’est cela le cinéma : pouvoir transmettre à des gens une histoire qu’on leur raconte. Quand il n’y a pas d’émotion chez le spectateur, c’est que je n’ai pas atteint mon but. Mon objectif est de faire pleurer ou rire un spectateur devant l’écran même quand c’est une fiction.

. Avant d’embrasser ce métier, y a-t-il un acteur qui t’impressionnait ?

– Ouiii ! Un modèle international qui est Denzel Washington.

. Toujours un Noir…

– Non, ce n’est pas ça. C’est juste que Denzel allie bon jeu et meilleure moralité. Après lui, j’aime bien Brad Pitt, Robert de Niro… Ici en Côte d’Ivoire, il y a papa Léonard Groguhet, Pierre Gondo, Kodjo Ebouclé, Bienvenu Neba… Ce sont des gens qui nous ont fascinés par leur jeu.

. Joues-tu dans ‘’Les coups de la vie’’ ?

– Oui, je joue dans plusieurs histoires.

. Mignon et joli garçon, star, comment arrives-tu à préserver ton foyer ?

– (Rires) J’essaie de ne pas mélanger vie de foyer et mon travail.

. Ce sont surtout les fans qui viennent à toi…

– Même quand ils viennent, il faut savoir raison garder. J’essaie d’avoir la tête sur les épaules. Il ne faut pas se laisser transformer par le succès apparent qu’on a, par l’euphorie des gens lorsqu’ils vous sautent dessus, veulent faire des photos avec vous… Il y a des fans qui fantasment sur vous, mais il ne faut pas se laisser emballer comme ça. Il faut toujours garder la tête froide et tout faire pour ne pas changer. Ceux qui me connaissaient avant le diront : je fais tout pour ne pas du tout changer. Pour préserver les miens, j’expose moins ma famille autant que faire se peut.

. Comment concilier les métiers d’acteur, de producteur et (bientôt) de réalisateur ?

– Il faut beaucoup d’organisation. J’ai un staff qui me suit, qui connait mes méthodes de travail.

Par Omar Abdel Kader

 

Laissez un commentaire