Il était à Ouagadougou, au Fespaco 2019. Le seul et unique Michel Gohou, le légendaire mari de Cléclé (Ma Grande Famille), homme courageux, grande gueule, brave homme qui aime jouer les durs, mais qui tombe à genoux dès qu’une menace est là. Jamais sans sa chère femme « légale et légitime », comme il s’évertue à le faire savoir à la terre entière, Doukrou a la fâcheuse habitude de cracher pourtant dans sa propre soupe avant de se ressaisir (toujours) par une parade spectaculaire.

Mais, samedi à Ouaga, c’est un autre Gohou qui a fait son entrée sur la scène de la cérémonie de clôture du Fespaco. Dans son costume de chef (d’Etat ?), il n’a pas hésité à se joindre aux présidents Roch Marc Kaboré (Burkina), Paul Kagamé (Rwanda), Ibrahim Boubacar Keita (Mali) qu’il appelait ses «homologues ». Multipliant les blagues et autres gestes comiques, il a apporté un peu de fraîcheur à un palais de Sports de Ouaga plein de chaleur. Sacré Doukrou ! A lui seul, il constitue un film… ambulant. Entre polar, thriller, comédie et fiction, Gohou décrochera sans doute un jour l’Etalon du Yennenga.

G. Yonde

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