Un groupe de journalistes de la RTNC (Radio télévision nationale du Congo) a manifesté lundi dernier 4 février devant le siège de l’Union Africaine. Ces collaborateurs de la chaine nationale révoqués il y a quelques temps réclament leur réintégration et le départ du directeur général Ernest Kabila. Ils estiment avoir été licenciés abusivement. Certains ont travaillé comme stagiaires pendant plus de trois ans, d’autres cinq et dix ans à la RTNC.

Nommé à la tête de la RTNC le 13 mars 2018, Ernest Kabila (pas de liens de parenté avec l’ex-président. C’est plutôt un ancien Maï-Maï (groupe d’auto-défense armé)) a été d’abord accusé d’avoir renvoyé, sans préavis, trois professionnels des médias de la chaine publique pour avoir filmé et tenté de diffuser, sur les ondes de la RTNC, une manifestation politique hostile au pouvoir du Président Joseph Kabila. Récemment, dans un rapport annuel de Journaliste en danger (JED) sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en République Démocratique du Congo, Ernest Kabila avait été cité parmi les « bourreaux » de la presse.

Cette grève des journalistes vient allonger la liste des nombreuses grèves qui s’enchainent depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi le 24 janvier dernier. Il y a eu déjà la grève des agents de Transco (Société de transports du Congo), Sonas (Société nationale d’assurance) et plusieurs sociétés et entreprises de l’Etat. Parmi ces grévistes, il y a également les sapeur-pompiers de Kinshasa qui revendiquent 38 mois de salaires impayés. Très en colère, ils ont manifesté avec des sirènes bruyantes et en brulants des pneus dans la ville.

R. J.

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