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Il est arrivé, et désormais on l’appelle Ras Kalif

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C’est la nouvelle curiosité du monde du reggae. Il est arrivé. Celui qu’on appelle désormais Ras Kalif a présenté son tout nouvel album vendredi dernier à la Fnac Cap Sud d’Abidjan-Marcory. C’est la nouvelle voix du reggae ivoirien. Les mélomanes ont pu s’en rendre compte à l’écoute de cette nouvelle œuvre.

Son beat est très roots et exalte les profondeurs et l’essence de la musique de Jah. Baptisé ‘‘Reggae Therapy’’, l’opus de 12 titres est considéré par les puristes comme une vraie incursion dans le reggae originel. L’album a été enregistré à Abidjan par Rodrigue N’guessan. Il comporte des featurings avec Jah Light et General Dimitri de la Côte d’Ivoire et Bushman de la Jamaïque. Quant à l’histoire du titre de cet album, elle est toute simple.

« Reggae Therapy est un simple jeu de mots. Juste pour dire que je vais sauver des âmes et partager la bonne énergie », explique le chanteur. Les thèmes chantés tournent autour de l’amour, la justice, l’unité, la paix… Dans son nouveau disque, Ras Kalif passe ses messages de sensibilisation et de conscientisation en bambara, en baoulé, en français et en anglais.

‘’Reggae Therapy’’ arrive après un premier essai sorti en 2020 et dont la promo a été ‘‘tuée’’ par la covid-19. Le nouvel opus confirme la disposition de Ras Kalif à continuer dans la musique reggae. « Le reggae touche tout le monde. Le choix est vite fait », tranche-t-il avant d’ajouter : « Je tire mon inspiration de Dieu et je suis heureux de suivre les traces de célèbres devanciers comme Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly… ».

Le reggae. C’est finalement dans cette musique que cet enfant de Koumassi (l’un des quartiers populaires d’Abidjan) a décidé d’évoluer. C’est à Koumassi qu’Ibrahima Camara (son nom à l’état civil) fait ses classes dans la musique, au milieu des années 1990. Le hip-hop a alors pignon sur rue dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Et le jeune Ibrahim s’y intéresse. En 1999, il rejoint le groupe musical Azziza où il affûte ses armes et se rebaptise Jayzee.

L’ascension d’Azziza est remarquable grâce à la qualité de ses textes et Jayzee séduit par sa voix. Le groupe fait de nombreuses premières parties d’artistes reconnus comme le concert de John Kiffy en 2001 au mythique Palais des Sports d’Abidjan-Treichville.
En 2006, Azziza publie son premier album intitulé ‘’Main dans la main’’, mais le succès n’est pas au rendez-vous. Et le groupe se disloque en fin d’année. Jayzee opère, comme bon nombre de rappeurs de l’époque, notamment Kajeem ou Naftaly (ex Fantôme), un virage à 90° et se tourne vers le reggae.

Depuis, il y porte sa voix. Finalement, Jayzee change de nom et devient Ras Kalif. Il intègre l’orchestre The Wisemen Band, l’une des formations qui joue régulièrement au Parker Place d’Abidjan. Il accompagne également de nombreux artistes qui se produisent dans ce temple du reggae d’Abidjan. En 2020, il décide de voler de ses propres ailes et entame une carrière solo.

Vendredi dernier, la présentation de son album a été une belle occasion pour le grand public de découvrir davantage Ras Kalif qui s’est dit heureux de l‘accueil réservé à son disque. « Merci à tous pour votre soutien, votre présence et vos prières. Grâce à vous, ce week-end restera gravé dans ma mémoire. Votre présence à la dédicace et à la release party de mon album a fait de ces événements une véritable réussite. Longue vie à « Reggae Therapy » et bonne écoute », a-t-il déclaré au terme de cette belle soirée.

O. A. Kader

 

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