Alors que la fièvre du couper-décaler s’emparait de la Côte d’Ivoire, une voix est apparue, particulière avec des relents jazzy captivant l’attention de tous. Mais à peine a-t-elle commencé sa marche glorieuse que Ruth Tondey a été fauchée par la mort le 22 novembre 2007.

Une migraine. « Une forte migraine » selon les mots de Ruth Tondey après sa rechute. Et les derniers mots de la chanteuse à Top Visages ce jour-là étaient : « C’est une migraine, mais ça va… » Elle n’en dira pas plus. Pire, on ne l’entendra plus. Car trois jours après, le jeudi 22 novembre 2007, Ruth Tondey a succombé à la maladie. Cette jeune femme dynamique, cette merveilleuse voix rocailleuse s’est éteinte à jamais. On ne l’entendra plus chanter ‘’Djiguini tapé’’.

Elle était une des plus belles promesses de la musique ivoirienne, le genre de chanteuse qui dégage quelque chose dans la voix quand elle chante, une personnalité, un truc qui vous saisit. Sa voix était de celles qui savent le mieux exprimer les émotions pour arracher des frissons à leur auditoire ; celles qui laissent des marques dans les esprits. Le temps passe, mais les paroles et les mélodies qu’elles ont laissées continuent de chanter dans un coin de la mémoire collective. Et les ‘’Atiyedao’’, ‘’Djiguini tapé’’ sonneront toujours.

R. Jordan

 

Parmi les récompenses de sa brève carrière, le trophée  »Top d’Or » 2005.

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