Nuit de la grande musique traditionnelle ce samedi à partir de 20h, à l’Institut français, au Plateau. Le mythique groupe Zétchéligba de Kpapékou, porte-flambeau du gbégbé original vous donne rendez-vous en compagnie de Gballou Wétia, Yoro Gouboh et BCMA Zaouli de Zuénoula.

La musique traditionnelle va revêtir ses beaux vêtements authentiques ce samedi 11 mars à Abidjan. Et c’est l’Institut français (anciennement CCF) qui sera le théâtre de cette nuit de la fête de la chanson du terroir. Ce sera, pour les puristes, les adeptes de la musique traditionnelle telle que exécutée depuis les temps anciens, un moment d’intenses émotions.

Samedi soir, outre les chansonniers Gballou Wétia, Yoro Gouboh, le groupe BCMA Zaouli de Zuénoula, le public de l’Institut français aura l’occasion d’apprécier la mythique formation bété Zétchéligba. Tête d’affiche de ce grand rendez-vous, ce dernier groupe qui arrive tout droit de Kpapékou (Ouragahio) va gratifier les spectateurs de quelques merveilles de pièces, d’envolées lyriques qui ont fait sa renommée ces 27 dernières années.

C’est le 3 mars 1990 qu’est né le groupe Zétchéligba par la volonté de Dali Aka Benjamin soutenu par Zoubou Bohui Bernard. Son idée, c’était de perpétuer la tradition du gbégbé. C’est-à-dire le gbégbé pur et dur, authentique, tel que sorti des entrailles de la culture bété. Par le chant et par les pas de danse. «Le gbégbé que nous faisons, c’est ce que nous avons vu faire nos parents avant. C’est ça», souligne Séry Bayoro Mathias, lead vocal de ce groupe numéro un en pays bété. Nos chants rendent hommage à des gens qui ont fait de grandes choses, nous saluons des hauts faits, et nous critiquons aussi ce qui est mal. Sans vouloir nuire à qui que ce soit. Nous disons juste ce qui est la vérité.»

 

Le Zétchéligba se compose de 16 membres, chanteurs, danseurs, instrumentistes y compris. Rendez-vous est pris avec eux ce samedi à 20h à l’Institut français.

Par M. Jésus

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