Cela fait presque deux mois que le corps de NST Cophie’s, décédé aux Etats-Unis le 8 mars dernier, a été rapatrié en Côte d’Ivoire. Mais depuis, le chanteur n’a pas encore rejoint sa dernière demeure pour le repos éternel.

Aux dernières nouvelles, des problèmes, au niveau familial, retardent l’inhumation. C’est pour cette raison que le dimanche 26 juillet, à son domicile d’Abidjan-Cocody II Plateaux, Mme Berthille Noutoy Metoua, la veuve du Kouadio Koffi dit NST Cophie’s a lancé un cri du cœur aux autorités ivoiriennes.

« Je voudrais que le gouvernement fasse ce qu’il y a lieu de faire pour enterrer mon mari pour que je puisse rentrer car j’ai des obligations. Je suis tombée malade pendant trois semaines. Si on ne respecte pas la date du 1er août 2020, ce sera compliqué pour moi. Ma situation n’est pas confortable actuellement », a-t-elle déclaré à la presse.

Avant d’ajouter : « J’ai un fils de 12 ans qui est tout seul aux Etats-Unis et qui ne cesse de m’appeler tout le temps. J’ai grand besoin d’enterrer mon mari pour que je puisse rentrer.»

C’est donc dans le désarroi total que Mme NST Cophie’s se trouve actuellement. Elle a abandonné boulot et famille au pays de l’Oncle Sam pour venir porter le corps de son époux en terre. Mais il y a comme une crise de communication entre les deux familles (celle du chanteur et de son épouse) qui bloquent le déroulement normal des obsèques.

« Quand ma sœur est arrivée, nous avons porté la nouvelle à M. Kouadio Wilson, Chef de famille de NST Cophie’s à Abidjan. Ce qu’on devrait faire de façon coutumière a été fait. Après plusieurs réunions avec le chef, M. Désiré Mondon a été désigné comme président du comité d’organisation des funérailles. On a fixé les dates en présence de Mme Brou, la sœur de NST. Mais un petit souci est apparu.

Le fils de NST Cophie’s a appelé pour dire qu’il aimerait être présent à l’enterrement de son père. Il est en France. Du 4 juillet, on a reporté la date de l’inhumation au 11 pour qu’il puisse être là. Mais il n’a pas pu arriver. Le 2è couac est qu’on nous a fait savoir que nos parents ne sont pas allés informer les parents du défunt à Dimbokro. Si cela n’est pas fait, on ne pouvait plus continuer les autres démarches.

Malgré le confinement d’Abidjan, nos parents sont venus de Bin-Houin et nous sommes allés à Dimbokro. Mais la tâche n’a pas été aisée. A notre retour à Abidjan, on a remis le certificat de décès au Chef Kouadio qui a dit qu’il va réunir tout le monde pour fixer les dates. Malheureusement le chef est tombé malade et a été hospitalisé à la PISAM », relate M. Alain Metoua, frère de la veuve du chanteur.

Finalement, la date de l’ultime séparation d’avec Monsieur Zogoda est fixée au 1er août 2020. L’Etat de Côte d’Ivoire a promis de prendre en charge tous les obsèques. Le gouvernement a donc demandé un programme détaillé de la cérémonie funéraire avec budget à l’appui.

« Il y a quatre jours, on a appelé au ministère de la culture et de la francophonie pour savoir où on en est. On nous a dit de nous référer à Mme Brou, la sœur de NST Cophie’s. On l’a rencontrée et depuis elle ne nous décroche plus. Mme NST Cophie’s est à bout de souffle. Elle a laissé son travail et son fils aux USA », a déploré Alain Metoua.

Les jours passent, mais tout semble ne pas aller dans le sens de la tenue des obsèques. En tant qu’épouse légale du défunt, elle a l’impression qu’on l’a relègue au second plan.

« Depuis trois semaines que je suis là, rien n’est fait. C’est ainsi que je suis entrée en contact avec l’administration. Après ma rencontre avec la ministre qui a dit que le gouvernement prenait tout en charge, c’est à ce moment-là qu’il y a eu le plus grand désordre. Les parents de mon époux de Dimbokro et ceux d’Abidjan ont commencé à se batailler.

Quand j’ai eu besoin du programme pour savoir qui fait quoi, ça ne se passait jamais. Finalement, ils ont commencé à se poser des questions du genre pourquoi la veuve a fait ci, pourquoi la veuve a fait ça, pourquoi la veuve a vu la ministre… ? Nous avons fait tout ce que les parents de mon mari ont demandé. Les Koffi ont un problème un peu plus sérieux qui n’a rien à voir avec l’enterrement de mon mari. Moi, je n’ai pas le droit de m’amuser avec un corps que j’ai sur les bras depuis mars dernier », a regretté l’épouse de l’illustre disparu.

Elle voudrait des obsèques dignes du rang de son époux. Mais plus le temps passe, plus elle se dit que ce ne sera pas possible. Elle a contacté le maire de Dimbokro pour qu’il puisse intervenir. Mais les lignes n’ont pas bougé.

« Il n’y a pas eu de fonds décaissé. Alors, on ne peut rien faire. Cela fait deux mois que je suis à Abidjan. Ça me coûte une fortune. Je n’ai pas d’aide », fait-elle remarquer.

O. A. Kader

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