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José Touré : “Je vais booster 24H reggae”

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José Touré est depuis quelques semaines à Abidjan. Le promoteur ivoirien de spectacles basé aux USA est présent pour apporter son expertise à la 4ème édition du festival ‘’Les 24 heures du reggae d’Abidjan’’ les 24 et 25 décembre à Jacqueville. Dans cette causerie, il explique sa motivation à aider les organisateurs. Il parle du reggae africain et de la difficulté que de nombreux artistes éprouvent à percer le marché international.

• Qu’est-ce qui amène José à Abidjan ?

– Je suis là dans le cadre du festival “Les 24 heures du reggae d’Abidjan”. Le travail avait commencé depuis un mois aux USA avant que je ne vienne ici. Cette année, c’est Jacqueville, une ville touristique et c’est ce volet que nous voulons mettre en valeur. 

• Tu n’étais pas aux trois

premières éditions. Que vas-tu apporter véritablement à cette 4ème ?

– Oh, je vais apporter mon expérience sur le volet organisationnel, promotionnel, marketing et production au festival. Sur le choix des artistes invités je me suis beaucoup impliqué. Parce que je ne veux pas que ce soit comme les précédentes éditions. Nous avons mis la 4ème édition des 24 heures du reggae d’Abidjan sous le signe de l’intégration africaine. Vous allez voir des artistes venant des pays comme le Ghana, le Burkina-Faso, la Guinée, le Mali, la France, etc. 

• Peut-on avoir les noms des artistes cooptés à cette 4ème édition ?

Dans un festival comme Les 24 heures du reggae d’Abidjan, ce sont les têtes d’affiche qui sont les plus en vue. Il y a par exemple Shasha Marley (Ghana), Kajeem, Ismaël Isaac, Queen Adjoba, (Côte d’Ivoire), Jah Verity, Sam’s K. le Jah (Burkina-Faso), Royal Sanké (Guinée), Tiwony (France). Ces jeunes méritent d’être présents à un tel festival. Et confirmer que la Côte d’Ivoire est le 2ème pays du reggae dans le monde. 

• Pourquoi Jacqueville a été choisie et non une autre commune d’Abidjan ?

– Il ne faut pas toujours rester à Abidjan pour organiser des festivals. Il faut souvent se déplacer dans d’autres villes pour permettre aux populations de vivre la chose. Parce qu’elles n’ont pas toujours la chance de voir les grands artistes de près. Et Jacqueville, c’est faire comme les festivals de reggae en Jamaïque. Ce sont des espaces où les gens se retrouvent au bord de la mer pour célébrer le reggae. En le faisant à Jacqueville, les touristes viendront à la découverte de la ville qui n’a rien à voir avec Abidjan. 

• Qu’est-ce qui va se passer durant les deux jours ?

– D’abord, c’est une ONG qui pilote le festival. Le 24 décembre matin, il y aura un match de gala qui va opposer les artistes et les producteurs. Le soir, ce sera le concert avec les artistes jusqu’au petit matin. Le lendemain, en présence de la grande chancelière Henriette Dagri-Diabaté, il y aura au moins mille enfants qui vont recevoir des cadeaux de Noël. Quand j’ai vu le concept des 24 heures du reggae d’Abidjan, ça m’a tout de suite accroché. 

• Tu as apporté votre expertise à Abi Reggae et aujourd’hui c’est les 24 heures du reggae d’Abidjan. José Touré est un peu partout, non ?

– Oh, ça ne gêne pas qu’on dise que je suis partout. Parce que c’est ma profession. Je suis avec Alpha Blondy depuis des décennies. Quand on veut parler des grands promoteurs, je veux qu’on cite José Touré. C’est pour cela que pour travailler sur Abi Reggae, j’ai consulté Alpha Blondy avant. Ce festival n’est pas ma propriété. Il appartient au Ministre Moussa Dosso. Tous les artistes jamaïcains qui sont venus ont eu confiance en moi. Je suis toujours disponible pour le reggae en Afrique. 

• Quelle est la hiérachie dans le reggae africain aujourd’hui?

– Dans le lot, Alpha Blondy est hors catégorie. Il est la méga star du reggae mondial aujourd’hui. On peut citer Alpha Blondy avant Ziggy Marley et Steel Pulse. Tiken Jah fait son petit bonhomme de chemin. Ça marche pour lui en Europe et au Brésil. Mais il lui reste à conquérir les USA, le Mexique, la Colombie, le Costa-Rica et autres. Ismaël Isaac a sa chance. Il doit continuer. Il a besoin d’un manager international.

• Quel est le niveau du reggae africain sur le plan international ?

 

– Le Reggae africain tient la route grâce à Alpha Blondy. Il est le leader et il a le brassard depuis longtemps. Comme on dit quand tu vas en guerre seul, tu perds. Donc, Alpha a avec lui Tiken Jah. Il avait à ses côtés feu Lucky Dube. Ce sont les deux qui tenaient l’Afrique. Il y a des jeunes qui montent comme Metta et Takana Zion de la Guinée. S’ils y arrivent, Alpha Blondy peut souffler un peu. 

• Quels sont les artistes qui sont dans ton écuries aujourd’hui ?

– Bon, il y a Morgan Heritage, Snoop Doggy Dog, J. Rule, le groupe Allow. Je suis en pourparlers avec R. Kelly. 

• Quels sont tes projets ?

– Je suis en train de voir pour une tournée africaine individuelle pour tous ces artistes de mon écurie. Il y a Alpha Blondy et Magic System qui doivent entamer une tournée américaine. Je suis en train de planifier pour faire venir des productions africaines aux USA. Par exemple l’émission ‘’Bonjour de la RTI’’ aux USA. Je suis en pourparlers avec la RTI pour cela. Je veux donner la chance à nos comédiens de percer le marché américain. Si tout se passe bien, ça sera pour mai 2017. On va le faire dans trois villes où il y a une forte communauté africaine.

 

 

Par Patrick Bouyé

bouyepat@yahoo.fr

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