En Afrique du Sud, tout comme au Swaziland, chaque année, des jeunes filles participent à une grande cérémonie traditionnelle appelée la danse du roseau. Mais pour y participer, elles doivent d’abord se soumettre à un test : le test de virginité. Il consiste à vérifier si la jeune fille est encore vierge ou non. Si elle a conservé sa virginité, elle a alors le droit de faire partie des élues qui prendront part à la cérémonie.

Depuis les temps anciens, chez les zoulous, cette cérémonie a lieu tous les ans dans la cité royale. Et devant le roi, les jeunes femmes peuvent ainsi clamer leur virginité. C’est une fierté pour les jeunes filles, un honneur pour leurs familles. A l’époque, le roi pouvait choisir une femme parmi elles. Ces dernières années, les choses ont évolué, et dans des zones comme Uthukela, ce test donne droit désormais à une bourse d’études. « La principale raison pour laquelle la bourse d’études a été créée est que dans notre district, nous avons un taux élevé de grossesses précoces chez les adolescentes, et de nombreux jeunes ont le sida », explique la maire Dudu Mazibuko du district d’Uthukela, à environ 200 km au Nord de Durban.

Mais ces dernières années également, les défenseurs des droits des femmes s’opposent à cette pratique. Et ils jugent ce programme discriminatoire et intrusif. Les Nations Unis se sont élevées contre ce test. Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies (ONUDH), les Femmes de l’ONU et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont déclaré que « cette pratique médicalement inutile et souvent douloureuse, est humiliante et traumatisante. »

C. Simba

Laissez un commentaire