Arrêté et mis en prison (pour 2 mois fermes) pour faux et usage de faux passeport, la condamnation de Lunic continue d’alimenter les conversations. Notamment dans le milieu de la diaspora à Paris où nombreux sont ceux qui s’interrogent sur ce qui est arrivé au jeune chanteur.

Il y a quelques jours, Top Visages Live a publié un communiqué de la maison de production de Lunic, à la suite de sa condamnation. Le communiqué disait : « Lunic vit une difficile épreuve depuis quelques jours. Ses démêlés avec la justice ivoirienne lui valent une condamnation à 2 mois de prison ferme pour un acte délictueux sur son passeport. Selon les informations recueillies auprès de l’artiste, il partait en France au chevet de son fils de 3 ans, atteint d’une malformation à la naissance. En effet, le médecin lui avait demandé de rentrer d’urgence pour autoriser, par écrit, l’intervention chirurgicale qui devait se tenir le mardi suivant son interpellation à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouet ».

Primo, la question de la présence et l’autorisation parentale (par écrit) pour l’opération chirurgicale de son enfant a suscité beaucoup de réactions. Car pour toutes les personnes qui se sont prononcées sur la suspension de l’opération du gosse pour cause de l’absence de Lunic (emprisonné), ça paraît inadmissible.

Que le père de l’enfant soit présent ou pas, il est possible de procéder à l’opération. Et plus encore depuis l’avènement de la Covid 19, il suffit d’envoyer à l’hôpital une autorisation signée du papa ou de la maman.

Serge Kama, un des animateurs du show-biz ivoirien en France s’en étonne. « Une condamnation qui compromettrait une intervention médicale en France ici ? Je ne suis pas sûr. En cas d’urgence absolue, la présence et la signature d’un seul parent ou un représentant légal suffit. Pour une intervention planifiée, les parents sont informés au moins un ou deux mois à l’avance. Et ils ont tout le temps pour émettre les signatures conjointes.»

D’autres personnes dont Meza Meza n’ont pas hésité à partager leur témoignage. « Je viens de faire opérer mes enfants avec un certificat signé, envoyé et ramené par mail. » Tout comme Alice Angoua Bla qui dit : « A l’époque, j’ai fait une autorisation pour ma fille mineure. J’étais occupé par mon travail, et c’est mon cousin qui l’a conduit en urgence à l’hôpital. Et ma fille a été soignée sans problème ».

Kady Fofana, qui est du corps médical en France, fait remarquer que « pour signer tout document pour un enfant mineur dans un état d’urgence, on n’a pas besoin forcément de la signature des deux parents. Un seul suffit. Et, si l’un d’eux n’est pas d’accord, dans tous les cas, les médecins savent comment y procéder. Mais l’absence de la signature du père ou de la mère ne met en rien en cause la décision prise dans l’immédiat ».

 

Secondo, devant toutes ces possibilités pour sauver la vie de l’enfant malade, chacun s’interroge sur le vrai problème de Lunic. Notamment, sur cette histoire de « bordeaux chinois » (Dans le langage au sein de la diaspora, les ‘‘bordeaux chinois’’, ce sont les faux passeports).

Ce qui amène certains à remonter à la période où, grâce à son ex, le jeune chanteur avait obtenu ses papiers français. Après leur rupture, son ex aurait bloqué ses documents. Du coup, plusieurs interrogations surgissent : Lunic avait-il perdu son titre de séjour français ? Avait-il récupéré ses papiers ? Si non, comment a-t-il réussi à quitter le territoire français ? Comment a-t-il pris le risque de voyager avec un passeport non conforme ?

C’est une affaire qui attriste les fans de l’artiste et le milieu du show-biz. Et la condamnation de Lunic ne semble pas encore avoir livré tous ses secrets…

Charly Légende

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