Le baobab s’est couché. Une légende s’est éteinte. Manu Dibango est décédé ce mardi 24 mars. A 86 ans. Atteint par le coronavirus il y a quelques jours, le célèbre saxophoniste camerounais a finalement succombé à la maladie, plongeant le monde de la musique dans un grand deuil.

Pourtant, le 18 mars dernier, sur sa page Facebook, son entourage s’était montré rassurant en disant : « Nous portons à votre information qu’après une récente hospitalisation due au Covid 19, Manu Dibango se repose et récupère dans la sérénité… Il se réjouit d’avance de vous retrouver prochainement et vous demande, en cette période troublée que nous traversons tous, de bien prendre soin de vous. »

Dès lors, les fans, à travers la planète, avaient poussé un ouf de soulagement. Et notamment ceux des villes où Papy Groove devait donner des concerts les semaines à venir, comme ce spectacle initialement prévu le 17 avril à Fort de France (Martinique). Hélas ! Manu ne reviendra plus.

« Les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible », a indiqué son équipe sur la page Facebook de la légende de l’afro-jazz.

De tous les nombreux succès de Manu Dibango en plus de 60 ans de musique, le monde entier retiendra Soul Makossa publié en 1972 à la veille de la Coupe d’Afrique des nations à Yaoundé, au Cameroun. Un 45 tours dont la face A portait le titre phare qui était, en fait, un hymne pour les Lions Indomptables du Cameroun. Finalement, Soul Makossa deviendra un des plus grands tubes planétaires de la musique world, repris par Michael Jackson, Rihanna entre autres. Adieu Papy Groove !

Manu Jésus

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