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Mica : depuis dimanche, le marché est ouvert

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Rendez-vous prisé des producteurs, distributeurs, diffuseurs et porteurs de projets, le Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica), s’est ouvert le dimanche 24 février à Ouagadougou. «Le Mica offre aux films africains une chance de pouvoir trouver un distributeur ou un acheteur en dehors de leur marché», a indiqué Suzanne Kourouma, la directrice du Mica. C’est à la populaire Place des Nations de la capitale burkibabè que le Mica 2019 a installé ses quartiers. De nombreux films aux genres variés y sont exposés. On trouve également des livres qui relatent la vie du 7è art africain et beaucoup d’autres articles sur des sujets divers. «Cette année, je suis content car le Mica est proche du siège du Fespaco. C’est l’ouverture, j’ai fait le tour mais je reviendrai pour voir ce que je pourrais prendre», explique Malick Traoré, un diffuseur malien. Présent avec le ‘’Le bonnet de Modibo’’, son dernier long métrage, le réalisateur burkinabè Boubacar Diallo explique la nécessité de ce marché : « Le Mica, c’est vraiment un marché. C’est là que chacun vient faire ses emplettes en terme de productions audiovisuelles, notamment les diffuseurs, les télévisions, les responsables de festivals.»

La position centrale du Mica lui permet d’être accessible au grand public. Mais ce que regrettent les exposants, c’est que parfois, les acheteurs sont rares. «Ce marché du film accompagne le Fespaco depuis 34 ans. Il crée une vitrine pour les œuvres de nos cinéastes africains et de la diaspora. J’invite les acteurs du cinéma à l’animer, le rendre plus rayonnant, plus compétitif par la qualité des œuvres proposée», a souhaité le ministre burkinabè du Commerce Harouna Kaboré. «Le Mica doit pouvoir promouvoir les œuvres africaines en offrant des services comparables aux standards du marché international pour mieux valoriser les œuvres produites par les créateurs africains (et) porteuses d’identité propre», a noté de son côté Stéfano Manservisi, le directeur général du Développement et de la Coopération internationale de la Commission Européenne, parrain du 19e Mica.

A côté des stands tenus par des particuliers et des maisons de production et de diffusion, plusieurs pays occupent des espaces pour vendre les nouvelles sorties cinématographiques de leurs ressortissants ou replongent carrément le visiteur dans la mémoire de leur cinéma. Pays invité d’honneur, le stand rwandais était le plus animé à l’ouverture avec beaucoup d’œuvres proposées.

 

O. A. K

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