Plus de quatre mois après le décès (le 28 mars 2020) de l’épouse du Révérend Camille Makosso, Agnès Lorougon, agissant au nom de « la famille biologique » de Tatiana Kosséré, a publié ce dimanche 9 août 2020 sur sa page Facebook (suite à une publication faite déjà deux jours plus tôt) une note dans laquelle elle expose ce qu’elle présente comme un « cri du cœur ».

Un long réquisitoire contre le mari de la défunte, et au terme duquel elle souhaite « vivement que toute la lumière soit faite autour du décès de Tatiana Kosséré ». Elle finit en disant : « nous plaçons notre entière confiance en l’organe judiciaire ivoirien. »

Selon les informations contenues dans cette note, la famille suspecte fortement des violences conjugales qui auraient provoqué la mort de Tatiana. Nous vous proposons ici l’intégralité de la publication d’Agnès Lorougnon.

« La famille biologique de Tatiana Kosséré a relevé sur le corps et le visage de leur fille, sœur, Tatiana Kosséré des signes de violences, de souffrances et de nombreuses blessures et pense visiblement que son décès est consécutif à une action violente.

Nous voudrions taire pour le moment les descriptions des blessures découvertes sur le corps de Tatiana Kosséré à la morgue pour donner une chance au processus de l’autopsie qui pourrait s’annoncer imminent, à compter de la semaine prochaine, avons appris ce week-end. Nous parlerons également du transfèrement du corps et le pourquoi du choix de cette morgue.

Nous tenons à cet examen post-mortem qui pourra localiser le maximum d’information et déterminer le plus justement possible le décès de Tatiana Kosséré qui a été une victime de violences conjugales.

Pour exemple, en novembre 2019, M. Camille Makosso, alias Général Révérend Makosso l’a violemment frappée avec un guéridon, tout son visage était complètement tuméfié et Tatiana Kosséré avait perdu ses dents et portait finalement une prothèse dentaire.

Aussi, au terme de la grossesse de leur dernière fille, Camille Makosso avait violemment battu Tatiana Kosséré à tel point qu’elle avait évacué un liquide amniotique verdâtre à cause du saignement intra-ute’rin dû aux coups reçus dans son ventre portés par Makosso Camille.
La sage-femme, à la maternité de l’hôpital Henriette Konan Bédié d’Abobo Avocatier, en Côte d’Ivoire, a pu la prendre en charge, en urgence et a su éviter de justesse une hypoxie du fœtus qui était en grande détresse.

Camille Makosso a eu à menacer avec une arme à feu, un pistolet, la mère de Tatiana Kosséré et sa nièce.

Des preuves, des photos de nombreuses violences extrêmes de monsieur Camille Makosso ont été versées au dossier ouvert auprès de notre conseil.

Pour rappel, monsieur Camille Makosso avait « enlevé, kidnappé » Tatiana Kosséré alors qu’elle venait d’être reçue avec mention au baccalauréat. Il a réapparu avec Tatiana 10 ans après avec 2 enfants sous les bras et une grossesse en cours de leur fille dont je parlais plus haut. Makosso Camille a une totale emprise sur Tatiana Kosséré.

La mère de Tatiana Kosséré sera en mesure d’expliquer clairement et de manières détaillées sur un large éventail, son combat durant 16 ans, son point de vue sur le décès de sa fille et les mystères qui ont entouré sa vie conjugale, les jours à venir.

Durant 4 mois, dans notre pénible deuil,  nous avons observé une famille Makosso arrogante, gênante, médisante, menaçante, irrespectueuse,  sans éducation,  qui se vante de jouir de la protection des hautes autorités de Côte d’Ivoire et se proclame des « hors la Loi. »
Des propos acerbes et abjects envers la famille biologique de Tatiana Kosséré, notamment, sa mère.
Cette famille a moqué, ridiculisé, humilié la défunte via des plateaux de télévision et les réseaux sociaux.

Pour notre part, nous souhaitons vivement que toute la lumière soit faite autour du décès de Tatiana Kossere et plaçons notre entière confiance en l’organe judiciaire ivoirien.

Par ailleurs, nous avons adressé un courrier :
-Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève ;
-Ligue des droits humains ;
– International Alliance of Women ;
– Fédération Nationale  Solidarité femme
Et des structures continentales et locales des droits humains et une ampliation sera faite dans les médias pour expliquer notre détresse face au décès de Tatiana Kosséré, notre fille, notre sœur.

Agnès Lorougnon
P/o
Famille biologique de Tatiana Kosséré. »

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