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Musique : Deux promoteurs ivoiriens en guerre à Paris

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Le show-biz ivoirien en France bouillonne à nouveau depuis quelques jours. Mais pas toujours de la bonne façon. Une guerre larvée oppose actuellement les promoteurs Nama Bouaké et Idriss Debeng. Et les deux hommes vont s’affronter le 18 décembre, par spectacles interposés, à Paris.

Tous les deux ont goupillé, chacun de son côté, un concert à la même date. Le premier a lancé la ‘‘Nuit de la musique Mandingue’’ avec Affou Diarra, Saly Djeli… et le second organise le concert de Lily Djeli, Ovié Kan et bien d’autres. C’est dans cette atmosphère très tendue entre les deux producteurs de spectacles que des voix se multiplient pour tenter d’apaiser la tension. Parmi celles-ci, Maryam Diaby, présidente d’une association de femmes à Paris, qui a dénoncé cette cacophonie pas honorable pour la musique ivoirienne en France.

« Je dis non à deux concerts mandingues à la même date à Paris. Je suis contre ces promoteurs de la diaspora qui organisent des spectacles le même jour. Le 18 décembre à Paris, il y a deux événements pour le même public. Franchement, nous avons la volonté de vous aider à réussir vos projets. Mais facilitez-nous la tâche ! Nous avons mobilisé les femmes de Paris pour le concert de Madjénin le 20 novembre dernier, qui a fait salle comble. Comment cela peut-être possible si vous n’arrivez pas à vous accorder sur les dates ? Le jour J, si on ne sait pas vers lequel des spectacles partir, nous allons rester toutes à la maison », a-t-elle décrié.

Dans ce bras de fer, visiblement les deux promoteurs sont déterminés à la jusqu’au bout de leur projet, malgré la confusion qui règne. Pour comprendre le fond du problème, Top Visages Live a interrogé les deux hommes. D’abord Idriss Debeng : « Je devrais organiser mon évènement début novembre. A cause de son concert de VDA (organisé par Nama Bouaké : ndlr), j’ai reporté ma date à décembre. Nama le sait, son proche collaborateur Gladion le sait aussi. Pour son concert de VDA, nous l’avons soutenu dans la communication et la mobilisation de la diaspora ivoirienne », a-t-il confié quelque peu attristé par ce qui se passe.

Puis, il a ajouté avec beaucoup d’amertume : « Depuis un certain temps, il (Nama : ndlr) n’était plus dans l’organisation des concerts mandingues à Paris. C’était les artistes couper-décaler et zouglou qu’il bookait. Comment se fait-il que, subitement, il revienne dans les shows mandingues ? Pour moi, c’est un sabotage. Puisqu’au départ, il avait choisi la date du 11 décembre. Avant de remettre son événement au 18 décembre. Pourquoi il me fait ça ? Qu’est ce que je lui ai fait de mal ? Mais je prends acte de tout ce qu’il a dit me concernant. Tout ce que je recherche, c’est l’union et non la division dans la diaspora. Pour comprendre son comportement, j’ai envoyé Gladion vers Nama afin de comprendre. Mais il l’a renvoyé en lui disant de quitter dans ça, sous prétexte que je ne suis pas professionnel ».

Mais que pense Nama Bouaké de cet imbroglio ? Apparemment, pour lui, tout ça, tout ce qui se raconte sur sa personne, c’est un non événement. Il est plutôt concentré sur l’organisation de son spectacle. Mais, face à notre insistance, il a tout de même réagi : « Je reviens de Ouagadougou où j’ai finalisé les visas de la délégation des artistes du Burkina pour la ‘‘Nuit de la musique mandingue’’. Tous les artistes invités y compris ceux d’Abidjan ont déjà eu leur visa. Maintenant, je suis focalisé sur leur arrivée, sur l’organisation », dit-il avant d’ajouter :

« Allez dire aux détracteurs de Nama Bouaké Production que depuis 6 mois, j’ai commencé la communication sur la ‘‘Nuit de la musique mandingue’’. Donc, qu’ils se calment. Je ne parle plus et je ne réponds plus. Rendez-vous le 18 décembre où l’incroyable va se passer ».
Visiblement, l’entente entre les deux hommes, c’est pas pour ce mois de décembre.

Charly Légende

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