Nastou, la fille de l’infidèle Michel Bohiri dans ‘’Ma Grande Famille’’ d’Akissi Delta est repartie du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) avec le sourire. La raison est toute simple. Le talent de l’actrice comédienne a été salué par un trophée à la nuit des ‘’Celebrities Days’’. Avant son départ de la capitale burkinabè, Top Visages a fait une causerie avec elle.

 

. Apparemment, les nouvelles sont bonnes ?

– Oui, les nouvelles sont bonnes. Nous sommes venues au Fespaco à l’invitation de Georgette Paré pour les ‘’Celebrities Days’’ qui se sont déroulés le dimanche 24 février à l’Hôtel de Ville de Ouagadougou. C’était une soirée pour célébrer les stars du cinéma africain. Comme tous les deux ans, nous sommes venues pour participer à des rencontres, des colloques et des masters class, pour voir autre chose que ce qu’on a l’habitude de voir, pour suivre aussi des films, pour avoir d’autres expériences. Et ça a été une belle semaine de partage et de rencontres.

. Le dimanche 24 février dernier, à la soirée ‘’Celebrities Days’’, tu as reçu un trophée.

Il n’y a rien de tel que d’être reconnue par ses pairs. Le prix vient des artistes comédiens comme moi. Et cela fait vraiment plaisir. C’est vrai que j’ai déjà été honorée dans plusieurs pays, mais cette récompense-là est particulière, parce qu’elle vient des gens avec qui je travaille et qui décident de me féliciter. Je tiens vraiment à dire merci aux organisateurs, avec à leur tête Georgette Paré. Qui, elle-même, est actrice-comédienne. En 50 ans de Fespaco, c’est seulement la deuxième fois les acteurs sont célébrés. C’est dire ce qu’on subit. De temps à temps, on a aussi besoin d’être célébrés, de marcher sur le tapis rouge…

. Il y a quelques années, est-ce que tu pensais être à une pareille célébration ?

– J’ai commencé avec Léonard Groguhet à ‘’Comment ça va ?’’, une émission satirique de la télévision ivoirienne. Après neuf années, j’ai rejoint ‘’Les Guignols d’Abidjan’’. Dans ce métier, j’ai toujours fait ce qui se présente à moi et que je sens. Je ne suis pas du genre à me battre pour qu’on me voie. D’ailleurs, si je pouvais passer inaperçue, ça me plairait. Le cinéma et moi, on est ensemble jusqu’à… la gare, jusqu’au bout. Si, sur mon parcours, il y a des distinctions, je ne crache pas dessus. Sinon, je ne fais pas ce métier pour avoir des prix.

. Malgré ton statut de célébrité, tu continues de te former ?

– Absolument ! Il ne faut pas arrêter de se former. Sauf le jour de sa mort.

. A la fin des années 90, tu étais costumière. C’est fini ce pan de ton parcours ?

– Je suis toujours costumière. Beaucoup pensent que j’ai été d’abord costumière avant de devenir comédienne. Non, ce sont mes cachets de comédienne que j’ai pris pour me payer des cours de couture. Des gens comme Akissi Delta peuvent en témoigner. A notre temps, j’étais payée 60.000 Frs par mois pour l’émission ‘’Comment ça va ?’’. Cet argent m’a permis de me former dans la couture et de m’acheter des machines à coudre. Si je n’avais pas été comédienne, peut-être que je n’aurais pas pu apprendre la couture. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire des costumes de films. Aujourd’hui, j’en fais encore, mais il n’y a pas de grands producteurs qui m’appellent pour vraiment me payer un bon cachet. Les costumes, ce n’est pas quelque chose de simple. Je ne suis pas une habilleuse à la base. Je suis une costumière de cinéma. Je continue aussi dans la couture et j’ai maintenant une marque de vêtements : Nastou Style. J’ai également une ONG qui s’appelle ‘’Action Cancer Afrique’’ qui lutte contre ce fléau chez la femme. Et puis, je tourne dans d’autres pays.

. Comment arrives-tu à concilier tout ça ?

– C’est tout un calendrier à respecter. Je suis comme une mère de famille à la maison avec toutes les tâches qu’elle a à accomplir. Il faut se lever le matin, laver les enfants, s’occuper de la maison. Ce sont les choses de la vie. Mais quand on aime ce qu’on fait, on ne se rend pas compte que c’est beaucoup de boulot.

. Pour revenir au Fespaco, as-tu un mot après l’édition du cinquantenaire ?

– Après 50 ans de cinéma, il faut qu’il y ait beaucoup de sagesse et de sérieux dans notre travail. C’est-à-dire qu’il faut mieux travailler, faire beaucoup de formations et ne plus proposer n’importe quoi au public. Il faut que de plus en plus les réalisateurs proposent des films excellents.

. La diffusion de la seconde saison de ‘’Ma Famille’’, ‘’Ma Grande Famille’’ a démarré. Ton sentiment ?

– C’est super ! Il y a longtemps que nos fans attendaient ce téléfilm et Dieu merci, c‘est revenu. C’est tant mieux et ça fait plaisir. Mes fans ont retrouvé la jeune fille qui dit qu’elle ne sait pas faire la cuisine.

Par O. A. Kader

 

 

 

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