Le trajet tragique du bus 19 (Adjamé Gare Nord-Port-Bouët-Vridi) de la Société des transports abidjanais (Sotra), qui avait terminé sa course dans la lagune, le vendredi 5 août 2011 en tombant du pont Félix Houphouët-Boigny. C’est l’histoire que retrace ‘’Ligne 19’’, le 4è long métrage du réalisateur ivoirien Owell Brown. Après une avant-première le vendredi 14 février dernier au Goethe Institut, le long métrage est sorti en grande première dans les salles Majestic-Sococé aux 2 Plateaux et Majestic-Cosmos à Yopougon depuis le 21 février 2020. Produit par Icoast Movie, ‘’Ligne 19’’ est une fiction documentaire.

En 1h25, le réalisateur revient, 9 ans après la crise post-électorale, sur un drame qui a marqué cette période, en replongeant le spectateur dans l’après crise. Comment les uns et les autres essaient de revivre ensemble malgré les moments difficiles (encore récents dans les têtes) de ces événements. La guerre est finie, mais les cicatrices sont encore chaudes quand le drame du bus 19 survient. Juste à la veille de la commémoration de l’indépendance du pays.

L’histoire est racontée par des acteurs de métier connus comme feu Ahmed Souaney, Bienvenu Néba, Awa Koné, Fanta Coulibaly, Fortuné… On y découvre également de jeunes visages comme Serge Calendrier, Esther Uha… L’artiste Shado Chris et l’ancienne vedette de télévision ivoirienne George Taï Benson font partie du casting du nouveau film d’Owell Brown. « Cela a été un drame national, raconte le cinéaste. Je ne pense pas que la SOTRA ait mené des enquêtes ! Je n’ai rien inventé. Il y a des archives qui disent comment l’accident a eu lieu. Pour moi, ça me suffit. Je ne cherche pas à entrer dans une enquête pour voir ce qui s’est passé. Il y a eu de la spéculation africaine et spirituelle», ajoute-t-il. « Mon sujet n’était pas le problème technique du bus. Ce qui m‘intéresse, ce sont les personnages qui sortent de la crise postélectorale et qui essaient de reconstruire leur vie jusqu’au moment où ils montent dans ce bus qui va causer un drame à la Côte d’Ivoire. C’était cela mon objectif », précise Owell qui a tourné tout son film à Abidjan.

O. A. Kader

Laissez un commentaire