Grace à son crayon de dessinateur, Pépé Stanislas a écumé les rédactions de télévision et de journaux de Côte d’Ivoire et d’ailleurs.

Installé depuis plus de 20 ans dans les Yvelines, en région parisienne, Pépé continue de croquer les contours et les aspérités de la société, de notre monde.

Ancien pensionnaire du centre artistique d’Abengourou, dessinateur et décorateur dans des émissions de la RTI avec Geneviève Wanné, ou encore à ‘’Appelez-moi Léo’’ de Tantie Léo, c’est aux quotidiens Fraternité-Matin et Ivoir’Soir qu’il a été véritablement révélé au public.

Depuis, Pépé et son crayon sont passés par la Belgique, le Canada et la France où il s’est établi. Ses caricatures, l’ensemble de son œuvre continuent de lui valoir des récompenses. Comme le 17 décembre dernier où il faisait partie des 95 acteurs du secteur de la communication et des médias décorés par l’Etat ivoirien.

Une distinction qui a ému l’artiste. « Depuis que j’ai reçu ma médaille (Chevalier de l’ordre du mérite de la Communication : ndlr), j’ai voulu adresser un message de reconnaissance, mais le Coronavirus est passé là. Je voudrais profiter de cette occasion que me donne Top Visages Live pour rendre hommage à des hommes et des femmes qui m’ont soutenu dans ma carrière », dit Pépé.

Selon le caricaturiste, ses premiers mots sont pour le ministre Auguste Miremont qui, alors DG de Fraternité-Matin, l’a fait appeler un jour pour lui proposer de faire des caricatures dans le journal. Une aubaine, une belle tribune qui, avec Ivoir’Soir, vont lui offrir l’occasion d’exprimer son talent.

Pépé en compagnie de son épouse, Bertine, et de François Garay, maire des Mureaux (Yvelines, Paris).

« Elles sont nombreuses les personnes qui m’ont aidé dans mon métier. Je ne voudrais pas citer de nom de peur d’en oublier, mais je me sens obligé de dire quelques noms. Je pense à Yao Noël, Venance Konan. Je pense aussi à Kassamoi avec qui je travaillais régulièrement pour les illustrations des faits divers. »

Au niveau d’Ivoir’Soir, il y a d’autres noms que Pépé ne peut pas oublier. Comme Kébé Yacouba et Zio Moussa. « Je pense bien sûr à Kébé et Zio. Ces deux hommes se montraient souvent impitoyables quand il s’agissait de critiquer mon travail. Il ne me faisaient pas de cadeau », se souvient-il.

« Mais, aujourd’hui je dois reconnaître que je récolte les fruits de leurs critiques », avoue Pépé.
« A Radio Côte d’Ivoire, je pense à Mme Valérie Ekoué, Jacques Bilé… A la télévision ivoirienne, je n’oublie pas le Studio 302, Baba Coulibaly, Yves Zogbo, Wabi Spider. Ainsi que les journalistes Claude Tamo, Georges Aboké, Serges Fattoh, Emmanuel Grattié Lavry, Doukouré Amadou, David Mobio, Tantie Léo, Geneviève Wanné, le réalisateur Yaya Sanogo.»
Dans son parcours, l’artiste se souvient également de l’important soutien que lui ont apporté certaines personnalités. « Je serai toujours reconnaissant pour tout ce qu’ont fait pour moi mesdames Danielle Boni Clavery (alors ministre de la communication) et Henriette Dagri Diabaté (alors ministre de la culture et aujourd’hui Grande Chancelière). »

« Hors des frontières ivoiriennes, je pense à Rachid N’diaye, mon Rédacteur en chef au magazine Africa International (ancien ministre de la communication en Guinée) et à Mme Marie Roger BILOA (DG). »

« Je salue tous ceux que je ne peux pas citer ici, tous les anonymes et le peuple de Côte d’Ivoire. Et je rends un hommage mérité à mes parents, à mon épouse qui a cru en moi. Que DIEU nous garde ! » conclut l’artiste.

R. Jordan

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