Depuis l’arrestation puis l’incarcération (en France) de la chanteuse malienne Rokia Traoré, les messages de soutien arrivent de partout. Comme celui du cinéaste Cheick Oumar Sissoko. Des personnalités du monde culturel, politique et des médias telles la journaliste Laure Adler, le philosophe Edgar Morin, l’historien Achille Mbembé ou l’acteur Omar Sy ont réclamé la remise en liberté de la chanteuse.
Cette fois, c’est l’Association des comédiennes Africaines de l’image, dirigée par l’Ivoirienne Naky Sy Savané, qui fait entendre sa voix.

« L ‘ACAI, l’Association des comédiennes africaines de l’image désire apporter à Rokia Traoré son soutien moral face à l’injustice dont elle est victime en étant incarcérée à Fleur Merogis. Sa fille vit depuis sa naissance au Mali, entourée des soins vigilants de Rokia et de sa famille. Si le père obtenait la garde de l’enfant, l’intégrité physique de la petite fille pourrait ne pas être garantie.

L’Association ACAI demande à la justice française d’aider l’artiste internationale pour que ses droits de mère ne soient pas bafoués et de libérer Rokia Traoré ».

C’est le 10 mars (à sa descente d’avion à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle) que Rokia Traoré, “ambassadrice” de la musique malienne, chevalière des Arts et Lettres, a été arrêtée et placée en détention à la prison de Fleury-Mérogis, en France.

La justice française devait se prononcer le mercredi 18 mars. Mais elle a décidé de reporter son délibéré au 25 mars, pour se donner le temps d’étudier les requêtes de mise en liberté déposées par son avocat. En attendant, la chanteuse est en prison.

R. J. et O. A. K.

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