A Abidjan, le nom Saint-Joe rime avec couture bien faite. Depuis quatre décennies, le couturier perpétue cette tradition de qualité du savoir-faire ivoirien dans le vêtement. Pour cette nouvelle année, il y a encore de bonnes raisons de croire à la sortie de nouvelles créations signées Saint-Joe.

Cadre enchanteur. La nouvelle boutique de Saint-Joe dégage une image reluisante et attrayante. C’est le résultat de la principale résolution du couturier pour 2019.

Situé à l’ancienne réception du créateur à Treichville, Avenue 21, Rue 16 Barré, cet espace chic ouvert en janvier dernier comprend toute la gamme des créations du styliste. On y trouve des costumes, des vestes, des abacosts, des chemises et des boubous. «Cette année, on travaillera dans le sens de faire connaître la boutique ; mais plus encore pour que chacun puisse y trouver son compte. Je suis connu comme un spécialiste du sur mesure. Fallait-il y rester ou changer ? J’ai trouvé nécessaire qu’il faut diversifier pour satisfaire tout le monde», explique le patron de ‘’La ligne du temps’’. Pour combler les exigences d’une boutique de vêtements, Saint-Joe se battra pour qu’elle soit toujours bien achalandée. Mais le couturier ne veut pas rester là. Il s’investit à faire adhérer à sa marque d’autres franges de clients, à savoir les jeunes. Il lancera bientôt sa ligne jeunesse. «On créera des modèles qui sont à leur goût. Par rapport à ma formation, je peux m’adapter à toutes les tendances ou en créer », soutient-il. L’autre résolution de la maison de couture Saint-Joe est qu’elle va aussi intensifier la réalisation des costumes féminins. « Mais cette fois-ci, ce sera uniquement du sur mesure », précise ce diplômé de l’école internationale de la coupe de Paris.

Après de nombreuses années passées à fournir la garde-robe des hommes, Saint-Joe est heureux d’être parmi les créateurs qui ont donné ses lettres de noblesse à la mode ivoirienne voire africaine. «Aujourd’hui, Abidjan peut mieux faire. Elle a toujours été la capitale de la mode africaine. Battons-nous pour garder cette confiance »,  souhaite le doyen.

 

        

O. A. Kader

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