Nom : Sarah Touré Kanika. Taille : 1m80. Profession : top model et business woman. Si la prestigieuse maison de cosmétiques Yves Rocher a fait d’elle son égérie Afrique, c’est que la fine fleur a de quoi éblouir les regards ! Sa belle plastique plaît et plaide pour elle.

Il y a quelques années, lorsque Sarah Kanika quitte son pays natal la RDC pour l’Inde où elle va suivre ses études universitaires, la jeune femme n’imagine pas qu’elle part aussi à la rencontre de son destin. Grâce à ses mensurations de rêve, elle est repérée un jour par la plus grande agence indienne de mannequins. Elle saisit l’opportunité et y fait ses premiers pas. Un extra time que l’étudiante en business management combine avec ses études. Elle avait conscience “qu’un joli physique va de paire avec une tête bien faite ». Plus tard, Sarah rentre au pays avec une Licence obtenue à Osmania University.

Puis, les choses vont s’enchaîner à la vitesse grand V. En décembre 2018, la naïade participe au concours de beauté international « Miss model of the World » en Chine. Elle est élue 1ère dauphine parmi 54 finalistes venues du monde entier. Dans la foulée, elle rafle la couronne du concours « Top model RDC ». Et devient du même coup la représentante Afrique de la célèbre marque de beauté et de soins corporels Yves Rocher. Une montée en flèche qui donne aussi des idées d’entreprendre à la jeune femme d’à peine 22 ans.

Après des expériences professionnelles en entreprise, Responsable des ressources humaines, puis Directeur marketing, Sarah décide de sortir les griffes. Elle lance sa propre marque de lingerie fine baptisée Kani Glam. Puis, elle fonde Kani models Agency, une agence de mannequins basée à Kinshasa, spécialisée dans les défilés haute couture, et sous-traite avec les entreprises lors d’événements. Autant d’initiatives qui marquent l’entrée (de plain-pied) de la jeune femme dans le gotha du show et du business.

 

Mais, si Sarah a la tête dans les étoiles, il n’en demeure pas moins qu’elle garde lucidement les pieds sur terre. Pour elle, ça ne suffit pas d’être (ou d’avoir été) un top model. Elle veut surtout être un modèle. Une femme qui motive, encourage ses soeurs à travailler pour donner vie à leurs rêves. « Afin qu’elles comprennent qu’elles ont une place dans la société congolaise et partout au monde (…) J’ai créé Kani models Agency parce que j’ai toujours voulu partager mon expérience, aider les jeunes qui rêvent de devenir mannequins. Mais surtout je veux changer la mauvaise conception et l’image négative du métier au Congo », explique-t-elle.

Pour la belle Sarah Touré Kanika, troisième enfant d’une fratrie qui en compte 7 (3 filles et 4 garçons), la success story ne fait (peut-être) que commencer.

François Yéo

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