Le concert du groupe VDA (Voix des Anges) continue de livrer ses secrets. Quelques semaines après, les langues commencent à se délier sur ce qui s’est réellement passé au soir du 13 février dernier sur l’esplanade du Palais de la culture.

Si certains témoins du spectacle ont décrié le manque de sécurité pendant et à la fin du concert, Jean Marcel Bossio Pognon alias Président MBC de la génération consciente vient de dire tout haut ce que plusieurs personnes pensaient tout bas. Dans une vidéo live ce jeudi vers 20h, le boucantier de Paris, très en colère, a fustigé le traitement que les organisateurs lui ont infligé avec sa délégation de plus d’une centaine de personnes.

« Nous avons payé nos billets d’avions Paris-Abidjan-Paris pour venir assister au concert. Pour les tickets de 25 000 F, nous avons déboursé 335 000 F. Et, lorsque j’arrive sur les lieux, Aimé Zébié exige que je m’asseye seul devant et ma délégation derrière. Sinon, il va donner l’ordre à la sécurité de nous dégager. Chose que j’ai refusée catégoriquement. Et nous nous sommes assis de force dans les premières rangées. Vraiment, les organisateurs se sont foutus de moi et de tous les membres de la génération consciente », a dit le leader de la génération consciente.

Pendant le spectacle, le président MBC, un homme est habitué aux ‘’travaillements’’, a dû faire du forcing, ce jour-là, pour avoir accès au podium. « Pour aller donner notre propre argent, c’était compliqué. Des gens avaient même planifié de nous agresser sur le podium. Et, lorsque nous sommes descendus du podium, il a fallu que je paye des gros bras pour accompagner chacun à sa voiture, afin de quitter les lieux ».

Selon lui, rien qu’à cause des relations fraternelles qu’il a avec le groupe VDA, il ne méritait pas un tel accueil. Lui qui a été aux petits soins de Pitch et de Jim, lorsque la formation zouglou séjournait en France.

Mais pour MBC, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est qu’après le concert, ni les chanteurs, ni les organisateurs ne lui ont adressé le moindre le mot. Pas même un petit remerciement pour ses efforts de mobilisation pour la réussite de l’événement.

Par conséquent, il n’a pas hésité à taxer les artistes de VDA d’ingrats ainsi que le comité d’organisation du concert. Et il ne s’est pas arrêté là. Il est allé jusqu’à faire une mise en garde. « Après le confinement, je mets en garde tout promoteur de spectacles qui voudra nous solliciter afin qu’on lui apporte un soutien. Qu’il sache que c’est fini cette générosité aveugle. On ne sera plus prêt pour un artiste qui viendra en spectacle en France. Ils comprendront que nous sommes les maitres du show-biz de la diaspora ivoirienne. Ils sauront que c’est grâce à notre mobilisation que leurs différents concerts font salles combles ». 

Le lendemain vendredi, dans la matinée, le groupe VDA a tenu à faire une mise au point à propos de tout ce qui avait dit sur l’organisation du concert. Parce que « Qui ne dit rien, consent ». D’entrée, ils ont précisé : « On n’est pas là pour se justifier ou pour répondre à qui que ce soit », avant de dire : « Mais nous sommes dans l’obligation de réagir parce que le groupe VDA est devenu un ambassadeur de la musique ivoirienne. On ne peut pas permettre qu’on soit vilipendé, qu’on dise des choses qui ne sont pas vraies sur notre compte. On n’a pas de problème avec quelqu’un. Nous ne voulons pas qu’on mette le doute dans l’esprit de nos fans », ont répliqué Pitch et Jim.

Et de poursuivre : « Nous remercions le manager Gladion Le Mignon depuis la France, qui nous a offert les bracelets du concert, qu’il a confectionnés à Londres. Vraiment, les gens ne savent pas ce que nous avons vécu avant ce concert. Entre nos répétitions, on courrait pour vendre nos tickets à nos fans ».

Concernant le dysfonctionnement de la sécurité lors de leur concert, les chanteurs ont reconnu la faille : c’est-à-dire la cause même du dysfonctionnement. « Le jour du concert, le verrou de sécurité a été sauté par la foule qui était impatiente devant le Palais de la culture. Et cette foule s’est rajoutée au monde qui était déjà sur place. Finalement, il n’y avait plus de place. Les gens s’asseyaient sur les baffles et devant le podium. Il y avait plus de 12 000 personnes. C’est dans cette atmosphère de pression extrême que nous avons joué. Toutes nos excuses à nos parrains d’ici et de la diaspora », ont-ils déclaré.

Charly Légende

 

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