Interpelée lundi matin par l’Agence nationale de renseignement (ANR) à Kinshasa, 24h après la publication de sa nouvelle chanson Ingratitude, Tshala Muana a été libérée ce mardi.

Une interpellation qui avait suscité plusieurs réactions dont celle de Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme et le Bureau du Haut-Commissariat aux Droits de l’homme en République Démocratique du Congo qui, dans son communiqué s’est inquiétée de ce qu’elle considère comme une « dérive contraire à la volonté de promouvoir et protéger les droits de l’homme.»

Tshala serait-elle victime de son engagement de toujours aux côtés de l’ancien chef de l’Etat, Joseph Kabila ? En tout cas, les partisans du président Félix Tshisékédi l’accusent de l’attaquer à travers sa nouvelle chanson Ingratitude. Une accusation que rejète Claude Mashala, le mari de la chanteuse, qui explique que l’artiste parle de son expérience personnelle.

La Mamou nationale, libérée mais qui ne comprend toujours pas cette interpellation, confirme en effet : « Ce que je dis dans cette chanson parle des gens qui m’ont trahie. Vous savez, j’ai beaucoup fait pour des gens ! Mais ils ont fait preuve d’ingratitude à mon égard », dit-elle.

Il est vrai que dans la chanson, Tshala Muana ne dit le nom de personne. Mais ce titre est, comme celui de Karmapa à propos du service hospitalier, une sorte de miroir qui reflète bien les anomalies et les perversités actuelles de la société congolaise. Et ça ne plaît pas toujours à tout le monde.

C. Simba

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